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 Se prendre un patin [PV: Ivy ~]

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William Harrisson
"Mystères et Non-dits"

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MessageSujet: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Lun 28 Déc - 19:41

C’était un samedi matin plutôt frais comparativement à ce à quoi on a eu le droit depuis le début de l’hiver. C’était quand même assez traumatisant pour un Canadien comme température. Le mois de décembre aurait pu être comparé à un printemps. Le printemps… ça ne me manquait pas, c’est sûr, mais quand il prenait la place de l’hiver, c’était dangereux.

La preuve était bien que pour patiner, je devais aller dans une aréna municipale sous les heures de patinage libre. C’était bien mieux de patiner à l’extérieur. Mon endroit préféré était bien sûr le Canal Rideau à Ottawa. C’était grand, vaste, amusant et il y avait du chocolat chaud. Cependant, considérant la température et le fait que je n’étais pas à Ottawa, cela rendait la chose plutôt difficile et compliquée.

Je soupirai. Il me fallait prendre le métro.

Une fois assis, je regardai défiler les multiples stations sous mes yeux, changeai de la ligne verte à la ligne orange, puis enfin arrivai à la patinoire à laquelle j’avais un accès totalement gratuit, même avec un casier, grâce à ma carte étudiante.

Je me changeai, gardai mon manteau sport et mis mon sac dans le casier avant d’enfiler mes patins. J’avais joué une maigre saison au hockey, mais je n’avais pas eu une très belle ambiance d’équipe, ça ne m’avait pas vraiment encouragé à continuer à jouer. Les relations humaines ça avait toujours été compliqué. C’était en partie de ma faute, mais pas que.

Je soupirai, un peu comme toujours. Je me levai sur mes patins et me dirigeai vers la glace. J’étais seul, le temps libre venait de commencer. Je faisais des rondes à toute vitesse. Puis, quelques personnes arrivèrent, je me calmai donc rapidement afin de ne pas faire de blesser.

Je continuai mes rondes alors qu’il y avait de plus en plus de gens, wah, tout le monde s’était donné le mot visiblement.

Je tentai de me détendre.
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Ivy K. Cordanov
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mar 29 Déc - 13:53

Aujourd'hui je me suis décidée à faire une activité saine. Loin des bars et autres soirées étudiantes. Nop. Aujourd'hui est un autre jour pour 24h au moins. Disons 12h, parce que je suis pas sûre de tenir. Bref. Je vais me répéter mais aujourd'hui - voilà c'est fait -, je vais à la patinoire. J'ai entendu dire qu'elle était pas mal la patinoire couverte de Montréal, avec les températures douces de cet hiver, il valait mieux s’assurer une surface gelée de qualité à l'intérieur plutôt qu'un pillé de glace à l'extérieur si vous voyez ce que je veux dire. Donc direction la capitale!

Dans ma Jeep jaune, ma fameuse Jeep jaune même, celle qui tombe en panne deux fois par mois, je gagne les extérieurs de la ville. Je vais garer ma voiture aux entrées et me balader en métro, ce sera moins contraignant. Faut dire qu'on est en pleine période de fête, déjà que la ville est pas mal bondée en temps normal, j'imagine même par l'horreur si tout le monde vient avec sa propre voiture pour chercher les cadeaux de toute la famille. Enfin, nous y voilà, je descends les escaliers du métro et monte dans le train qui se pointera le plus vite à la patinoire. Je regrette ma campagne Québécoise rien que pour ça, chercher une ligne de train. Trop compliqué pour moi, on dirait la crinière emmêlée d'un poney tcheu. Aller au final, ça doit être celle-là, la orange.

Le trajet se passe bien, je déboule non loin de la patinoire, plus qu'à finir la distance à pied, chose qui ne me déplaît pas. A l'inverse de courir, j'adore marcher, t'façon tout ce qui prend son temps me plaît. Je suis pas si difficile au fond.

Bon, ça y est, entrée payée plus qu'à chausser. Je vous dirai bien que ça fait longtemps que j'ai pas patiné mais vous allez m'observer jusqu'à ce que je me pète la tronche. Je préfère vous en faire la surprise eh. Donc. Y a du petit monde quand même, mais la patinoire est assez grande pour que je fasse une longueur, pour le moment. Je me lance et... c'est comme le vélo ouf. Les gestes me reviennent. Il me faut 5 minutes pour tout retrouver et me voilà patinant la glace en large et en travers jusqu'à ce qu'un bouffon me tape dedans, me faisant dévier de ma trajectoire qui va se finir dans un pauvre gars (William). La chute était belle à voir, on a continuer de glisser sur plusieurs mètres, tous bras et jambes écartés. Mémorable, ma hanche s'en souviendra, aïe.

- Oh purée, je suis désolée, ça va rien de cassé? je finis par lui dire, une fois relevée. Quel bouffon je te jure, je vais lui envoyer un triple axel dans la tronche tu vas voir à ce troufion qu'à pas regardé devant lui.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mer 30 Déc - 4:01

J’inspirais et expirais doucement, les gens étaient relativement calmes. Ça me faisait du bien de patiner. Un petit moment à moi. Tout doucement, je fermai les yeux en inspirant et…

-Schieße! , pestai-je.

Le petit morveux. Bon, il devait avoir environ mon âge… mais bon… Il ne payait rien pour attendre. Il venait tout juste de me friser les oreilles. Je m’étais bien mis dans la tête de l’arrêter. Toutefois, il serait difficile de faire ainsi avant qu’il refasse un tour. Il était déjà rendu loin et il allait énormément vite. Voir que personne ne l’avait arrêté. Il n’y avait décidément pas de surveillance par ici. C’était du patinage libre, soit, mais fallait bien respecter quelques règles de sécurité. Les gens se croyaient tout permis de nos jours. Je soupirai. Il était temps de se servir du cardio qu’il me restait.

Je l’attendis, j’étais en position de départ. Je pris de la vitesse avant que le garçon arrive à ma hauteur, puis je lui agrippai le bras afin de le faire ralentir. Cela le surprit, mais ne le fit pas nécessairement ralentir. Je râlai. Bon, Montréal, centre-ville, sélection de langue : français, ajustement des patins pour un ralentissement, vocabulaire utiliser : populaire ou encore commun. Allez, ne restait plus qu’à appliquer la technique.

-Hey, mais tu fais quoi?
-J’ai du fun, c’est quoi ton problème?!
-C’toi qui a problème. T’es un danger public sur deux patins.

Le jeune homme retira brusquement son bras et me repoussa violemment.

-Fous-moi la paix.

Et il repartait déjà comme un fou. Nah, mais les jeunes de nos jours… j’admets, c’était de la généralisation abusive. J’étais la preuve vivante de cette «généralisation», mais bon… là, il exagérait. S’il voulait la jouer à la dure, je pouvais faire de même. Les méthodes douces, c’en était assez.

Je me décidai à le rattraper peu importe ce qu’il en coûterait. J’étais tout juste derrière lui, quelques coups de patins et je pourrais l’arrêter. Toutefois, une jeune femme se mit juste devant lui et il la repoussa plus loin en la bousculant grossièrement. Je fis un tour rapide sur moi-même sur mes patins afin de l’aider à ne pas se fracasser tous les os du corps. J’amortis sa chute, mais personne n’en fit autant pour moi.

Nous glissâmes un long moment sur la glace. Je m’assurai que les mains de la jeune femme ne traînaient pas sur la glace, c’était un plan pour se faire couper un doigt.

Je l’aidai à se relever et puis, je fis de même. Je serais courbaturé.

- Oh purée, je suis désolée, ça va rien de cassé?

Je la regardai. Je soupirai –oui, à nouveau-.

-Ouais, ça va, le truc le plus éraflé présentement, c’est mon orgueil, dis-je en bronchant.  

Je regardai autour de moi et détectai le p’tit morveux.

-Et toi ça va?, demandai-je.

Je le localisai et j’observai sa vitesse de «croisière». Je me retournai vers la jeune demoiselle.

-Tu m’excuses, une minute. J’ai un truc à régler.

Je repartis sur mes patins. Je voulais éviter la mise en échec, mais je n’allais pas avoir le choix. Aucun dommage collatérale –victime pas voulue- en vue, juste le mec.

Et boom, dans la bande.

-Mais il est fou l’gars!
-Pas autant que toi.

Il tenta de me frapper. Je bloquai son cou et retins son poing dans ma main. J’étais chanceux, j’avais de belles grandes mains, ça donnait plus de style dans une petite altercation.

-T’es drôle. C’pas parce qu’on est sur une patinoire que les batailles sont permises. Tu devrais faire attention.
-Tu devrais te mêler de tes affaires!, dit-il en crachant.

Et voilà qu’il recommençait à frapper. Bon, assez.

Je le retournai, le plaquai contre la bande face première avec une clef de bras et je tirai son lobe d’oreille.

-Bon, là, on va gentiment aller voir le responsable et on va lui expliquer la situation, d’accord? En fait, t’as pas vraiment le choix.

Je l’amenai en longeant la bande. Je voyais déjà le responsable se ramener sur la glace.

-Un problème?, nous demanda-t-il.
-Ouais, lui, c'est le problème, je pointai vers la jeune femme, je viens de lui sauver quelques accusations pour homicide involontaire.
-Je m’en charge, me dit-il.
-Attention, il a pas la langue ni les poings dans la poche.

Je me redirigeai vers la jeune femme.

-Alors, ça va finalement? Je t’offre un chocolat chaud. Ma mère me disait toujours que c’était un remède miracle.

J’affichai un sourire. Un peu triste, mais un sourire. Ah, mes souvenirs et ma mère…
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Ivy K. Cordanov
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mer 30 Déc - 18:55

Ouais, ça va, le truc le plus éraflé présentement, c’est mon orgueil, dit-il, non moins perturbé par ce qui vient de se passer. Et toi ça va? Je tente de sentir la moindre partie de mon corps ayant pu être endommagée par la chute. Mise à part ma hanche, tout va bien. Ça peut aller, je finis par lui dire. Tu m’excuses, une minute. J’ai un truc à régler. Fais mon petit gars, je voudrai pas te frustrer. S'ensuit donc une course poursuite autour de la patinoire, le gars ayant chuté avec moi tentant de rattraper le fautif. Vu du sol c'est drôle à voir, disons que j'ai un peu de mal à me relever tout seule, comme je vous l'ai dis ma hanche me fait un peu souffrir et j'arrive pas à m'appuyer dessus. Je suis bien partie pour me réveiller avec un gros bleu demain, ah triste début de vacances, juste avant le bal en plus.

J'aperçois à l'entrée de la patinoire les deux poursuivants, en compagnie d'un technicien, au vue de sa tenue. Je pense que ça s'encanaille, j'entends pas d'ici voyez vous. Ah au fait, j'ai réussi à me mettre sur les genoux, maintenant ce serait gentil qu'il revienne pour m'aider dans la deuxième étape. Alors, ça va finalement? Je t’offre un chocolat chaud. Ma mère me disait toujours que c’était un remède miracle. Oh, trop chou. Je vais pas refuser, tfaçon dans les circonstances actuelles j'ai plus trop envie de patiner eh. Je finis par lui tendre la main afin qu'il m'aide à soulever mes 55 kilos tout mouillé. Si tu m'aides à me relever j'accepte le chocolat. Avant de recevoir le salaire faut bien travailler, aller soulève moi tout ça mon gars.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Jeu 31 Déc - 21:37

Je culpabilisai en la voyant toujours sur la glace. Je n’avais pas pensé à l’aider à se relever. La pauvre, il avait fallu que je fasse la discipline avant de prendre soin des blessés. Je n’aurais pas réussi le test de mon père. Il ne comptait plus tellement pour moi ces derniers temps, mais ses enseignements étaient bons et vrais. Et j’avais failli. Il fallait dire que le plan de match original qu’on avait pratiqué était lorsqu’on était deux. En fait, mon père m’avait élevé afin que je décide de prendre la même voie que lui. J’avais mal pour elle maintenant. Et j’avais surtout mal d’avoir préféré écouté mon orgueil masculin plutôt que de l’avoir aidé.

-Si tu m'aides à me relever j'accepte le chocolat.

Je la tirai vers moi sans attendre en prenant sa main. Je glissai légèrement vers l’arrière, mais je réussis à demeurer en équilibre sans trop de mal. Je m’assurai qu’elle était capable de circuler par elle-même et m’excusa :

-Pardonne-moi.

Je me dirigeai vers la sortie de la patinoire en remarquant que ma nouvelle connaissance avait un peu de difficulté avec sa hanche. Je regardai avec attention la hanche en question.

-Ça va aller? Tu es tombée sur la hanche n’est-ce pas?, demandai-je avant de lui offrir mon bras afin qu’elle puisse s’appuyer.

Nous quittâmes la patinoire. Puis, je me retournai vers elle.

-Je dois passer au vestiaire enlever mes patins et chercher mon sac. On se rejoint ici dans 10 minutes?

Je me dirigeai donc vers le vestiaire des hommes. J’enlevai mes patins et j’ouvris ma case en rangeant mes patins dans mon sac. Je pris le cadenas et sortit attendre la jeune femme au point de rendez-vous. À son retour, je décidai de me présenter, c’était la moindre des choses, après tout. Je lui tendis la main.

-Je suis William et toi, comment t’appelles-tu?

Je prévoyais l'amener chez Tim. Elle aurait le choix de prendre la boisson chaude qu'elle préférerait.

http://www.timhortons.com/ca/fr/index.php
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Ven 1 Jan - 21:20

Le bouclé fini par attraper ma main pour m'aider à me relever. Trop aimable ce petit. Je demeure tout de même quelques secondes stoïque, laissant le temps à ma hanche de supporter mon poids - aussi mince soit-il, quand la douleur est là, le poids n'y change rien -. Pardonne-moi, fini-t-il par dire. Ofh, de nous deux c'est pas toi qui m'ai rentré dedans, les excuses devraient se faire dans le sens inverse quand on y pense. Quoique je n'ai pas volontairement foncé dans lui, nous dirons que la force des choses l'a voulu. C'est pas ta faute t'inquiète. Puis nous nous dirigeons vers la sortie de la patinoire, la délivrance? Je suis pas sur mais au moins je serai à plat. Ça va aller? Tu es tombée sur la hanche n’est-ce pas? Eufh, comment il sait que c'est la hanche? Ah oui. Quand on y pense, courbée comme je suis, et la main posée sur la hanche en question, ça ne peut être qu'évident. Je dois passer au vestiaire enlever mes patins et chercher mon sac. On se rejoint ici dans 10 minutes? Nan! M'abandonne pas, je saurai pas marcher jusqu'aux vestiaires. Enfin, allons Ivy, reprend toi t'es plus un enfant là. Disons dans une demie/heure?, je lui lance ironiquement en référence à ma hanche qui limiterai mes déplacements et me retarderai dans mes actions. Bien évidemment dans 10 minutes je serai là... Disons 15 minutes... Ou 20 peut être au final. Je ferai de mon mieux.

Un quart d'heure plus tard et avec toute la pénibilité du monde je parviens à rejoindre mon compagnon de chute. Bon j'exagère un peu sur mon état, je ressens un peu mieux ma hanche que tout à l'heure, je vais pour voir marcher et qui sait peut être conduire. Je suis William et toi, comment t’appelles-tu? fit-il en me tendant la main. Euh, je suppose que je dois la lui serrer. Je fais donc de même et lui donne une bonne poignée de main comme on fait par chez moi. Enchantée, moi c'est Ivy, je lui fais, tout sourire. Alors on va où?
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 10 Jan - 1:46

Alors que je l’aidais à se relever, la demoiselle demeurait stoïque. J’espérais juste qu’elle allait s’en remettre. Je me sentis encore plus mal sur le coup.

-C'est pas ta faute t'inquiète.

Nah et c’était pas plus de ma faute si tu n’étais pas déjà debout à mon retour, ma belle. J’aurais dû m’occuper de toi, pas de ce con.

-Disons dans une demie/heure?

Au moins, elle avait un bon sens de l’humour, ou bien de l’ironie, c’était à moi de voir. Je fis un signe de tête pour acquiescer. Je culpabilisais au vestiaire en me disant que ma tête devait faire peur. Je finis tout de même à passer à travers tout ça et à revenir au point de rendez-vous.

Je la vis arriver. Elle semblait mal en point, mais ça semblait tout de même aller. Je profitai du moment où je me présentai et lui tendis la main pour observer ses pupilles. La hanche c’était une chose, mais une commotion cérébrale, c’en était une autre. Il fallait bien que les enseignements de feu ma mère me serve un peu. C’était une femme bien… elle faisait des heures supplémentaires et arrivait tout de même à passer du temps avec son fils. Elle était infirmière, alors, elle m’avait montré la base, surtout depuis que je m’étais mis au basket, elle voulait que je sache détecter les débuts d’une blessure ou encore d’un quelconque traumatisme. Après, son mot d’ordre était : «Tu viens me voir»… Enfin, même si j’allais la voir –ce que je ne peux pas faire – je ne suis pas sûr qu’elle pourrait m’aider. Il faudrait s’en tenir à aller voir le médecin. Quoi que même aussi loin, aller voir ma mère serait sûrement moins long… vive le système de santé publique au Québec!
Je revins à ces pupilles marron. Elles semblaient réagir à la lumière. Alors, la tête, ça allait, c’était une bonne chose. Pour la hanche, je pouvais la transporter, mais je doutais qu’elle apprécie, alors, je me gardai une petite gêne.

Elle me serra la main -d'une bonne poignée de main, j'aime les gens avec une bonne poignée de main- et se présenta à son tour.

-Enchantée, moi c'est Ivy, me dit-elle avec un sourire. Alors on va où?

Je lui rends un mince sourire, mon habituel. Je souris complètement plus rarement depuis que maman est morte. Je garde ça pour les moments tendus ou encore les soirées spéciales.

-Tim Hortons
, répondis-je. Tu prends ce que tu veux, c’est moi qui invite, ajoutai-je.

Le restaurant me coûtait très cher depuis que j’étais à l’université, c’était fou quand même. Bon, le fait que j’invitais toutes mes nouvelles connaissances n’était certainement pas pour rien.

Je lui montrai la sortie de façon galante en lui tenant la porte.

Une fois sortie, je mis mes mains dans mes poches, regardant autour de moi, le Tim n’était pas loin.

-Alors, qu’est-ce qui t’amenait patiner dans une aréna en plein cœur de Montréal?

Nous arrivâmes au restaurant quelques minutes après notre départ, je lui ouvris à nouveau les deux portes et je me mis en file d’attente, en sortant ma carte de guichet.

-Tu prends quoi finalement?
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 10 Jan - 10:30

Le jeune homme fixa un moment mes yeux, sur le coup je paru un peu gênée - faut dire que c'est pas tout les jours qu'on vous attrape les pupilles commes ça -, mais il se raviva vite pour m'adresser un petit sourire avant de m'annoncer la suite de la journée. Tim Hortons. Tu prends ce que tu veux, c’est moi qui invite. Oh, galant avec ça, je sais pas d'où il vient mais ça doit être un pays qui sait tendre la main et recevoir. Je lui adresse alors un sourire flatté et un hochement de tête style "pas mal comme proposition" ahem enfin vous voyez la chose.

William - maintenant qu'il m'est possible de mettre un prénom sur mon sauveur -, prend le pas vers la sortie, je le suis le plus rapidement possible, en marchant ma hanche me fera moins mal, faut chauffer tout ça. Dès fois je me rappelle les chevaux, sur notre exploitation et ailleurs aussi, quand il fait froid et que leurs muscles sont assez récalcitrants à l'idée de fonctionner par dès températures négatives, ils boitillent au début mais dès que tout est réchauffer, ça marche sans incidents. Alors peut être qu'avec ma hanche ça fera pareil, même si c'est pas un muscle. Alors, qu’est-ce qui t’amenait patiner dans une aréna en plein cœur de Montréal? William me fait sortir de mes pensées, qu'est-ce que je faisais ici? Bonne question, y a des jours que je regrette et je pense que cette journée n'en fera inextremistment pas partie, ce petit gars à sauver ma journée. Et bien je viens de finir mes exams à l'UE, je sais pas si tu connais, et je voulais sortir un peu pour m'aérer l'esprit, je lui dis sur le ton le plus normal possible, pensant que mon interlocuteur venait d'ailleurs. Et toi?

Le Tim Hortons montre vite le bout de son nez, nous pénétrons à l'intérieur et une vague de chaleur nous englobe, hm bonheur. La file d'attente jusqu'au guichet était relativement importante, bon bah, on va occuper tout ça en faisant connaissance de toute façon, et en regardant la carte aussi parce que je ne connais pas ce restaurant? Tu prends quoi finalement? me demande William. Eufh, je pense rester sur le traditionnel. Un chocolat chaud je pense. Pas très foin, je préfère prendre une boisson bien chaude eheh. Et toi?
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Sam 16 Jan - 20:08

La pauvre rougit légèrement lorsque je plantai mon regard dans le sien. J’aurais peut-être dû préciser que c’était purement médical, mais bon… peut-être que cela aurait brisé sa bulle, alors, je n’en fis rien. Des fois les filles avaient de drôles de comportements. Vraiment étranges et on ne saurait jamais pourquoi! Bon, d’accord, j’admets être particulier moi aussi, pas grand gars aurait décidé de planter leur regard dans celui d’une fille juste pour faire un bilan médical, soit, mais il ne fallait tout de même pas que les filles tirent des conclusions hâtives à ce sujet, ce qu’elles faisaient souvent… et encore plus souvent lorsqu’elles étaient en groupe. Enfin, bref, après, on va me dire que je suis misogyne et que je ne respecte pas les droits de la femme et que blablabla… j’ai été élevé par la femme que j’ai le plus aimé dans toute ma vie, laissez-moi vous mentionner que je la connaissais par cœur et que j’observais des comportements similaires chez mes collègues de classe. Alors, ces conclusions n’étaient guère un manque de respect, mais de plutôt de l’observation approfondie.

Je lui souris pour… calmer sa gêne? Puis, je lui fis l’offre que j’avais en tête depuis un bon moment. J’eus le droit à une réponse positive, flattée et tout le tralala, au moins, je ne m’étais pas répondre avec une claque dans le visage (expérience vécue, hm.).

Il faisait encore tout de même assez chaud – voilà pourquoi je n’avais guère profité d’une patinoire extérieure -, nous aurions fini dans une marre d’eau plutôt que par atterrir l’un sur l’autre. Peut-être que c’aurait été moins douloureux par contre… enfin, faut choisir ses batailles dans la vie.
Je demandai à Ivy ce qui l’amenait ici en ce si beau samedi.

-Et bien je viens de finir mes exams à l'UE, je sais pas si tu connais, et je voulais sortir un peu pour m'aérer l'esprit, et toi?

Je souris légèrement. Avais-je un si gros accent? Bon, il fallait dire que c’était un peu le but puisque j’étais supposé avoir vécu toute ma vie à Ottawa. L’accent franco-ontarien devait moindrement me coller un peu à la peau.

-Si je connais? Qui ne connaît pas dans le grand Montréal?! Et puis, ce serait difficile puisque dans mon cas, il me reste un examen à y faire… Je dirais donc, pour la même raison que toi, juste avant de mon replonger dans l’étude que j’ai à faire.

Il ne me restait plus que mon examen d’allemand. J’avais pris niveau débutant A1, c’était techniquement défendu par le règlement scolaire puisque je savais presque parfaitement parler allemand, mais les policiers à ma charge me l’avaient conseillé, afin d’être subtil et aussi, de me justifier si jamais un mot allemand sortait de ma bouche au lieu qu’il soit en français ou en anglais. Alors, bien sûr, j’étudierais un peu – pour dire que j’avais étudié -. Je ferais exprès de faire quelques fautes et j’aurais A+. Mon niveau d’allemand parlé devait être près de C2 et un niveau peut-être un peu plus bas en allemand écrit puisque bon, je pratiquais rarement.

Une fois arrivés, je demandai à ma collègue ce qu’elle désirait prendre. Je hochai la tête alors que nous arrivâmes à la caisse pour commander. Au moins, le service, ici, était rapide.

-Ce sera un grand chocolat chaud et un moyen smoothie à la mangue s’il-vous-plaît.
-Ce sera tout?
-Oui, merci.
-Ça fait 6,30$ Monsieur.
-Sur débit, s’il-vous-plaît.


Je finis de payer, nous reçûmes nos boissons et nous prirent place à une table.

-Alors, quel est ton domaine d’études?, demandai-je.
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Sam 23 Jan - 12:09

Si je connais? Qui ne connaît pas dans le grand Montréal?! Et puis, ce serait difficile puisque dans mon cas, il me reste un examen à y faire… Je dirais donc, pour la même raison que toi, juste avant de mon replonger dans l’étude que j’ai à faire. À y faire. Y faire? J'en déduis qu'il est aussi à l'UE. On en découvre chaque jour dites donc. Enfin vous me direz, l'UE c'est une ville dans la ville, on peut pas connaître tout le monde mais on en croise tous les jours. J'hoche la tête comme unique réponse puis je me concentre sur l'avancé de la foule, dans deux/trois personnes - suivant si elles sont accompagnés ou pas - c'est à notre tour. Juste le temps de regarder la pièce et apprécier la décoration. Aucune faute d'arrangement, tout est concordant, m'enfin je suis pas décoratrice d'intérieur, j'ai juste une minimum de goût.

Ça y est c'est à notre tour, William se charge de la commande - après tout c'est lui qui paie eheh - puis on part s'installer à une table de libre. Je regarde le grand chocolat chaud qui donne envie, très envie. Je le dévore des yeux avant de pouvoir y poser mes lèvres, je vais attendre qu'il refroidisse un peu histoire de ne pas perdre trois ou quatre papilles en me brûlant ahem. Alors, quel est ton domaine d’études? Je lève la tête vers mon interlocuteur avant de répondre. Scientifiques, tout ce qui est biologie animale et végétale, ça me passionne. Je crois que je suis la seule élève que cette matière n'a pas gonflé plus jeune ahah. Je dis en m'appuyant sur des faits bien réels. La plupart des gens écarquillent les yeux quand je leur dis ça style "tu devais être la grosse tête de la classe pour aimer ça" ou "tu t'embarques dans un truc bien chiant". Moi j'aime bien et c'est le principal! Et toi? Je prends mon chocolat chaud entre les mains pour bien me les réchauffer et souffle un peu sur la surface pour en faire partir la fumée.
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 7 Fév - 5:52

J’eus le droit à un hochement de tête en tant que réponse à mon exclamation quant à ma connaissance de l’Université à laquelle j’allais. Bon, j’y avais peut-être été un peu fort. On pouvait mettre ça sur le dos de l’étudiant de première année que j’étais. Ah là, là, les premières années, ce qu’ils peuvent être bizarres parfois. Mais oui et puis quoi encore. Comme si on était des bons à rien parce qu’on était dans notre première année. Bien sûr, cette réflexion n’avait aucun lien avec la jeune femme avec laquelle j’étais, ce n’était qu’un vieux souvenir d’un de mes derniers laboratoires.

Nous nous installâmes confortablement. C’était bien, j’aimais le Tim Hortons. Quoi que leur café fût souvent moins bon que celui de chez Mc Do, mais bon… je n’étais pas venu ici pour le café.

Ivy me répondit et j’eus une expression de «mais encore…» après qu’elle m’ait dit «scientifiques». C’était large les sciences. Je me serais jamais vu faire de la physique, mais pourtant j’étais en chimie. La physique… quelle perte de temps pour ce qui n’a pas de lien avec d’autres sciences. Du genre… je ne sais pas moi, «À quel vitesse atteindrez-vous le sol si vous sautez du haut du Stade Olympique?». Ma réponse à ce genre de question était souvent : «Je ne sais pas, puisque je ne sauterai jamais du stade Olympique. Il y a beaucoup trop de câbles, je pourrais faire rater mon potentiel suicide.». Bref, la joie que j’allais avoir en ouvrant ce fichu livre de physique. Néanmoins, je souris à Ivy en lui répondant.


-Je te rassure, tu n’es pas seule. Je n’ai juste pas choisi de me spécialiser en biologie. Je préfère grandement la chimie, mais la bio, ce n’est pas si mal!, dis-je avec mon air habituel.

Je pris une grande gorgée de mon smoothie. Et… brain freeze. Je clignai doucement des yeux et repris une plus petite gorgée. Ça allait aller.

-Ça va mieux, moins mal que tout à l’heure? ‘Faut dire que le chocolat chaud, c’est un sacré remède!

Je vins cogner légèrement ma boisson contre la sienne.

-Santé!

Je pris une gorgée. N’aimant pas l’alcool et surtout, ne pouvant pas légalement en boire, j’avais pris l’habitude de faire ça, peu importe ce qui se trouvait dans mon verre.

Ivy se trouvait dos à la porte et moi face à celle-ci. Je vis entrer un homme au visage lourd et sévère. Il me semblait étrange. Je n’aimais pas ça. J’allais me lever… mais non. On ne se lève pas quand un homme sort une arme à feu en tirant dans le plafond et en criant :

-C’EST UN HOLD-UP! TOUS LE MONDE, LES MAINS SUR LES TABLES!

Ah… la chance quand tu nous tiens. Je déposai mes mains sur la table, mais juste avant, j’arrangeai ma montre. Dit autrement : j’activai le bouton d’urgence. Comme quoi être témoin protégé, ça pouvait être utile… je donnais un gros maximum de cinq minutes aux policiers des environs pour arriver après l’avertissement spécial de la petite unité chargée de la protection de mon paternel et de moi-même. Et… leur mouchard devait ne pas être loin. Cela m’étonnait même qu’il ne soit pas dans le restaurant.

Je regardai Ivy. La pauvre, si sa vie était moindrement un peu moins un merdier que la mienne, elle ne devait pas être habituée à vivre des sensations aussi fortes.
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Ivy K. Cordanov
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 7 Fév - 15:30

Je te rassure, tu n’es pas seule. Je n’ai juste pas choisi de me spécialiser en biologie. Je préfère grandement la chimie, mais la bio, ce n’est pas si mal! J'hoche la tête à sa réponse tout en scrutant la table en bois. En toute honnêteté, la chimie, je déteste eh. Les dosages acide/base, groupement carbonyle, butanol, propan-2-ol ou d'autres conneries dans le genre. Je hais ahah. Je hais.

Je relève la tête au moment où William prend une gorgée de son smoothie, bim, cerveau gelé. J'étouffe un rire dans mon écharpe, juste la tête qu'il a fait mouhaha, à mourir! Il cligna des yeux pour tout remettre en ordre, le temps que je me calme aussi ahah. Ça va mieux, moins mal que tout à l’heure? Faut dire que le chocolat chaud, c’est un sacré remède! Je lui souris, c'est vrai que y a rien de mieux pour déverrouiller ma hanche. Ouai, impeccable, je pense juste à l'après coup, genre demain. J'imagine le bleu que ça va me faire, je dis, riant rien qu'en imaginant l’hématome et ma difficulté à descendre les marches des dortoirs.

Santé! sort Willy au bout d'un moment, cognant son smoothie contre mon chocolat chaud. J'ai eu peur qu'il se renverse je vous avouerai, il a du rire à la tête que j'ai fais et à mon spasme musculaire de sauveuse de tasse. Oula ahah, santé! j'ajoute une fois rassurée sur la stabilité de mon chocolat chaud. Puis buvant une gorgée, une mouvement de foule se fait sentir. Puis un cri. Un coup de feu. C’EST UN HOLD-UP! TOUS LE MONDE, LES MAINS SUR LES TABLES! J'étais tétanisée, je croyais à une blague, j'ai mis du temps à me rendre compte de la gravité de la situation. Je me collais sur la table, observant le mur plutôt que la salle. Je ne sais pas où le coup de feu est parti mais le silence règne maintenant. Que se passe-t-il purée?
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Lun 15 Fév - 22:58

Comment elle se foutait de ma gueule… Bon, c’est drôle les gens qui sont aux prises avec un brainfreeze, mais il y a des limites non? On se connaît à peine! Roh, allez, je laissai de côté mon estime personnel. Il fallait apprendre à moins tout prendre au sérieux et c’était quelque chose que l’Université avait tendance à m’inculquer.

Je lui demandai alors comment elle allait, après m’être remis du brainfreeze, bien sûr. C’était la moindre des choses après l’incident sur la patinoire. J’eus le droit à un sourire, je sais ce que vous devez vous dire : chanceux, eh ouais. Bah, à force d’être sympa, les gens et la vie le devenaient aussi, non?

-Ouai, impeccable, je pense juste à l'après coup, genre demain. J'imagine le bleu que ça va me faire.

Oh et moi, je préférais ne pas imaginer. En fait, les hématomes, ça allait,  c’était plutôt l’emplacement de ces hématomes qui me laissait… sans envie quelconque d’avoir une image particulière. Elle était jolie, mais ma mère m’avait toujours appris à respecter les femmes et ça aurait été ne pas la respecter que de m’imaginer ces bleus.

Je changeai encore de sujet, chassant les dernières brides d’images qui auraient pu être dans mon esprit. Je fis un toast avec elle. Elle eut l’air inquiet que je fasse tomber sa boisson. Il ne fallait pas croire que j’étais aussi maladroit Ivy! Voyons, bon, on ne se connaissait pas, mais ce devait être clair et visible que je n’étais pas si maladroit que ça, n’est-ce pas? Enfin… je l’espérais. Après autant d’année au basket en fait, j’avais développé des réflexes d’acier. Elle me dit santé à son tour.

Je ne me doutais pas encore à ce moment-là d’à quel point nous en aurions besoin.

***

J’avais les mains sur la table. Je ne bougeais pas, mon regard était bas, comme celui de la majorité des gens présents. Une jeune femme un peu plus loin sanglotait.

-ALLEZ! Tu me vides cette caisse!

Il se retourna vers la jeune femme qui sanglotait en lui pointant son arme sur la tempe.

-Et toi, tu te tais, sinon, je te fais exploser la cervelle.

Il se retourna vers la caissière.

-L’argent dans ça! Tu entends quoi, que je tue quelqu’un, c’est ce que tu veux?

La caissière resta muette, accélérant le plus possible.

-RÉPONDS-MOI!
-Non… non!

Ce mec était un dangereux. Il aimait ça. Dire qu’il fut un temps où mon père côtoyait ce genre d’hommes tous les jours. Je tentai de rencontrer le regard d’Ivy, je plongeai mes yeux dans les siens en tentant d’avoir l’air complètement calme. Il fallait rester calme de toute façon, quoi faire d’autre?

Le cambrioleur prit l’argent et se dirigeait enfin vers la sortie, il passa à côté de nous et je pensais que tout cela allait être fini. On pouvait attendre les sirènes des autos de police qui approchaient à grande vitesse. Vive l’effet Doppler.


Cependant, il pointa son arme dans la direction d’Ivy et lui dit d’une voix forte :

-Toi, tu viens avec moi.

Non. Non. NON. C’était hors de question. Je ne laisserais pas une autre personne de mon entourage me glisser entre les doigts pour que cela la mène à une mort certaine. Je devais réagir… et vite. Avant que qui ce soit puisse réagir, je dis d’une voix calme :


-Elle ne comprend pas ce que vous dites. C’est une étrangère. Elle parle seulement allemand.

J’avais parlé de façon rapide, mais confiante. J’eus l’arme sur ma tête. Génial. Je soutins le regard du cambrioleur. Mon cœur palpitait, mais je devais ne rien laisser paraître. Je n’étais plus William de toute façon, j’étais moi. J’étais Ulrich.

-Alors, tu es volontaire pour venir avec elle, dit-il en me tirant par le bras. Allez, avancez!
-Wir kommen mit ihr, dis-je simplement.

Ça n’avait pas eu l’effet que j’aurais voulu. J’aurais bien aimé qu’il la laisse tranquille pour de bon.
Je levai mes bras et sortit sans mon manteau. Il faisait froid, mais je m’en remettrais. Mon agresseur… lui ne s’en remettrait pas. Il venait de signer son arrêt de mort. En sortant, je vis la taupe de la GRC qui me suivait partout. Il était en position pour tirer.

-Arms up! Throw your gun! Jetez votre arme! You’re under arrest! Vous êtes en état d’arrestation, dit-il avec un foutu accent d’anglo.

Le pauvre cambrioleur n’y comprenait rien.

-Criss, qu’est-ce qui fait là lui?!

Je me mis entre elle et le cambrioleur, la poussant contre le sol alors que celui-ci m’agrippait à la gorge en pointant son arme contre ma tête, une nouvelle fois.


La police arrivait.

[HRP: Edit, mon allemand n'étais pas à point...]


Dernière édition par William Harrisson le Jeu 25 Fév - 15:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 21 Fév - 22:34

Des paroles fusent, le ton se veut menaçant, il pointe son revolver sur plusieurs personnes. Des personnes qui ne parviennent pas à se protéger en se cachant dans un coin, sous une table, derrière le comptoir. Tout le monde à peur que ça tourne mal, ce braquage, il ordonne à la jeune femme derrière la caisse de lui donner tout le contenant, et rapidement. Je parviens à entendre sa respiration, saccadée, coupée par la peur. Je panique de plus en plus, tremblant la tête posée sur la table. Qu'est ce que je regrette ma campagne calme, sans événements de ce genre, loin de tout mais proche à la fois d'un nombre incalculable de choses, la nature par exemple, qui me manque tant par son aspect sauvage, vierge de toutes activités humaines, ces bosquets au milieu des grandes étendues vertes. Mon Dieu que je les désire plus que tout aujourd'hui. Soudain j'entends des pas venant en notre direction, je jette un regard inquiet à William, il me fait comprendre que c'est pour moi. Je bloque ma respiration, je ne sais pas comment faire. Toi, tu viens avec moi. Je pousse un cri de peur, perceptible par une partie des gens tenu avec nous en otage. C'est bien le mot oui, c'est une prise d'otage, je vais être la monnaie d'échange avec sa liberté. Il serait capable de me buter si la police tente une avancée? Purée ce sentiment indescriptible. Elle ne comprend pas ce que vous dites. C’est une étrangère. Elle parle seulement allemand. William tente une chose. Une chose qui lui vaudra ma reconnaissance éternelle. Celle de s'être foutu en danger pour moi, pauvre québécoise de la campagne fournie du sud. J'ai juste le temps de le regarder avec toute la bienveillance du monde que le braqueur renchérit sur sa proposition. Alors, tu es volontaire pour venir avec elle. Allez, avancez! Il le prend par le bras pour le forcer à se lever, puis de son revolver il m'indique de bouger moi aussi. J'obéis, par peur. Par cette fichue peur. Puis tout se passa très vite, la lumière du jour m'aveugla un temps, j'entendis des parole s'échanger, puis en rouvrant les yeux je me retrouvais devant William, la gorge prise par l'agresseur, le revolver sur son tympan. J'étouffa un cri derrière mes mains, impossible de bouger. Ça criait derrière. Une seconde d'inattention. Une seule. Un coup de feu. Je me suis écroulée au sol. Puis plus rien.

Mademoiselle, vous m'entendez? Mademoiselle? Hein? J'ouvris les yeux, ce n'étais plus le ciel bleu, mais une plafond beige, une ambulance. Je me lève dans la surprise et observe l'ouverture des portes arrières. Un attroupement de policier, médias et ambulanciers, ça s'affère. Attention, vous êtes bien tombée tout à l'heure! Je me souviens de rien. Mademoiselle, si vous vous inquiétez pour votre ami il va bien, il est dans une ambulance à côté, des policiers le questionne. Ami? Purée! Ça me revient, le braquage, les cris, William aux moins du voyou. William! Il m'a sauvé la vie. D'un bond je quitte le véhicule et une fois dehors j'observe la scène, un périmètre de sécurité est établi devant le snack, une bâche blanche est posée, autour des policiers, vous savez les séries criminelles à la télé. Purée j'y suis. Puis j'aperçois William au loin, assis sur la marche d'une ambulance. Je sais pas ce qui m'a pris mais j'ai couru vers lui avant de lui sauter dans les bras. Pourquoi t'as fait ça t'es con! On se connaît à peine, tu me devais pas la vie! C'est sorti d'un coup.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 28 Fév - 15:52

Ivy me semblait si nerveuse. Elle n’avait pas l’habitude. Mais qui avait réellement l’habitude? Le mec qui me suivait 24h/24, mon père, son suiveur et moi? Quelle ironie. Partant du principe que la peur ou le stress ne m’aideraient pas dans cette situation, j’avais vite tenté de faire évacuer ces émotions de mon esprit. Ivy, devant moi, se retrouvait impuissante face à ce qui se passait dans sa tête. Elle me lança un regard inquiet avant le moment fatidique. Mais tu ne pensais quand même pas que j’allais te laisser seule dans se merdier, n’est-ce pas Ivy? Je ne suis pas n’importe quel Garnet qui ne pense qu’à lui et qui laisserait une jolie jeune femme à moitié habillée (pas littéralement bien sûr…) dans de beaux draps!

La pauvre arrêta de respirer avant de libérer le peu d’air qu’il lui restait dans un cri. J’eus le droit à un regard bienveillant et une prise de bras que je n’oublierais pas de sitôt. C’est qu’il n’y allait pas de main morte ce grand dadais. Et mon manteau? Mais non, j’en aurais pas besoin, c’est lui qui se ferait refroidir avant nous de toute façon. J’eus une légère culpabilité à cette pensée. Je venais clairement de signer son arrêt de mort…

Nous sortîmes à l’extérieur. Le stalkeur qui me suivait tout le temps suivait comme de fait la politique. Dès que l’agresseur me prit en otage, je vis mon stalkeur se préparer à tirer.

-Jetez votre arme!

C’était son dernier avertissement. On ne s’attaquait pas à un témoin de la GRC… enfin, surtout lorsque c’était le fils d’un collègue qui venait de perdre sa femme. J’attendis l’autre cri d’Ivy à retardement, même dans ma tête tout se déroulait hors des notions du temps. Et puis le coup de feu parti. Il vint percuter juste au-dessus de mon épaule avant d’aller se planter dans le cœur de mon assaillant. Je savais que c’était la même tactique à employer en cas de prise d’otage de ce genre. Je n’avais juste pas idée d’à quel point c’était douloureux. J’enlevai le bras radis de l’homme mort qui me tenait toujours avec mon bras le moins abimé. L’ambulance suivait la lignée de policier de la ville de Montréal et de la GRC. Les automobiles se déplacèrent afin de la laisser passer.

Jim, mon stlakeur comme j’aime si bien l’appeler, déplaça avec son pied l’arme du cambrioleur alors que je me tenais à moitié debout, déboussoler, la terreur que j’avais contenue depuis tout à l’heure commençait à refaire surface dans les traits de mon visage, mais mon corps ne me répondait plus. J’avais de la difficulté à respirer. Il vérifia qu’il était bien mort, puis chevaucha le corps inanimé d’Ivy pour me prendre de façon poche de patate pour amener à l’ambulance. J’hurlai de douleur même si ce connard avait pris l’épaule qui n’avait pas été touchée.

-You’ll survive Kiddy, don’t worry. Next time, think twice before acting like a hero.
-Bastard. The girl. Take care of the girl.

Celui-ci me fit légèrement sauter sur son épaule, ce qui me fit pousser un autre cri de douleur dans ses oreilles. Comme si j’avais l’énergie de préserver ses tympans de toute façon.

-What did you just say? Oh, it hurts? I am sorry, dit-il d’un air tout sauf convainquant.

Il arriva à l’ambulance, les ambulanciers le regardaient avec un drôle d’air.

-Que faites-vous Monsieur?
-Police fédéral, ouvrez-moi les portes, je m’en charge.
-Mais vous ne pouv…
-Oh, il y a un autre otage là-bas, ajouta Jim.

Je poussai un autre cri de douleur alors qu’il me couchait sur une civière.

-You’re fucking crazy.
-Eh, eh, Kiddy, no swearing with me. Tu es chanceux, tout est stérile ici.
-Schieβe.
-What did I say? Mord là-dedans sweetheart.

Je mordis malgré moi alors qu’il utilisait des méthodes militaires sur moi dans un environnement ou tout ça aurait pu s’effectuer dans un hôpital avec un médecin compétant.

-Monsieur, on doit l’amener à l’hôpital.
-So what are you waiting for?!

Et bien sûr, cela voulait certainement dire que je devais goûter à sa médecine d’après-guerre.
Il déchira ma belle chemise neuve. Je me tordais de douleur alors qu’il désinfectait la plaie à l’aide d’eau oxygénée, ou devais-je dire le trou qu’il avait fait dans ma peau.

Un autre ambulancier était resté.

-Du sucre.

Sous l’effet de la douleur, je finis par perdre conscience. Je me réveillai encore dans la même ambulance, c’était étrange. Jim était à mes côtés, seul cette fois-ci.

-C’est un cauchemar, c’est ça?
-No, it’s real. Un docteur t’as donné tout ce dont tu avais besoin. Mon tir était précis, je n’ai rien touché de très important. Je te ramène sur la scène. Mes collègues vont avoir des questions à te poser.
-Je ne pouvais pas me reposer dans une chambre d’hôpital comme tout le monde?
-Depuis le jour où tu as trouvé ta mère morte sur le sol, tu n’es plus comme tout le monde Kiddy. Rentre-toi ça dans la tête. ‘Cause I don’t want to kill a person a day for you. Et tu appelles ça passer inaperçu…
-Ne parle pas de ma mère!

L’ambulance s’immobilisa. Il était trois heures plus tard et c’était comme si rien n’avait bougé. On me demanda si j’étais capable de m’asseoir. Ça allait, je m’assis sur une marche de l’ambulance alors qu’on me posait mille et une question. Les policiers de la ville de Montréal avaient l’air très mécontents que la GRC s’en mêle. Ah, les histoires de juridiction. On me donna une couverture. Avec ma blessure, ça aurait été difficile de me réchauffer avec quelque chose d’autre.

Au bout d’un moment, je vis une forme humaine arrivée en courant, suivit d’un ambulancier.

-Madame! Vous devez vous reposer!

Elle me sauta dessus sans que je n’aie le temps de réagir. De toute façon, avec ma blessure, ça n’aurait pas été facile. Je retiens un son de douleur. Heureusement, elle s’est attaquée à mon épaule droite.  En voyant un de ses collègues proche d’Ivy, l’autre ambulancier la laissa faire et regagna son ambulance respective.

-Pourquoi t'as fait ça t'es con! On se connaît à peine, tu me devais pas la vie!
-Tout doux. Mon épaule, réussissais-je à articuler.
-Is she your fiancée?, me demanda mon interlocuteur.

Et après ils écrivaient dans leur C.V. qu’ils parlaient français.

-She just said that we don’t know each other that much.
-Any way, I am finished.
-Ouais, c’est ça, t’es fini, dis-je avec un sourire de dégage sinon c’est mon pied dans ton derrière.

Je dévoilai mon épaule à Ivy afin de changer de sujet. Je ne voulais pas lui donner la vraie raison, alors, il me fallait au moins du temps pour en trouver une fausse.

-Va falloir faire attention pour les prochains jours. Sinon, toi, ça va? Rien de casser?
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 20 Mar - 21:45

Tout doux. Mon épaule, fit-il dans un premier temps. Fallait pas jouer les supers-héros aussi, aah, trou du cul. Is she your fiancée? Je réussis à entendre de la bouche d'un officier en direction de William. Je regarde d'abord mon sauveur avec une mine pincée, non pas qu'il me dégoûte ce beau jeune homme mais disons qu'on se connaît pas donc la question trouble un peu uhuh. Puis je le vois lever les yeux au ciel, désespéré à ce point l'ami? Il secoue la tête avant de lui répondre dans un anglais parfait. She just said that we don’t know each other that much. Je me détourne d'eux comme pour les laisser finir leur discussion - on dirait qu'ils se connaissent c'est bizarre ahem - puis n'entendant plus rien je me retourne. Willy me montre alors son épaule endolorie, je fais une moue désolée - comme si c'était ma faute, neuneu -. Va falloir faire attention pour les prochains jours. Sinon, toi, ça va? Rien de casser? J'hoche la tête, je comprends, j'essaierai de pas te croiser dans les couloirs dans les prochaines semaines. Sait-on jamais si je veux encore le remercier en lui sautant dans les brase erf. Rien du tout, l'émotion m'a un peu secouée mais je pète la forme malgré l'évènement, je finis par lui dire, faisant référence à mon malaise minable de tout à l'heure. Puis gros blanc, je serai pas trop quoi dire de plus, je tremble encore de ce qui vient de se passer et mon envie première c'est de me poser au calme même si je pense que ce soir le contre coup va tomber et je serai dans un mal pas possible, enfin j'imagine la chose comme ça. Mais c'est surtout toi, ça va? Ils ont interpellés le gars aussi?
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Lun 21 Mar - 0:34

La GRC/RCMP désirait être subtile et ils envoyaient des agents qui ne parlaient que l’anglais dans une ville francophone au Québec. Tu parlais d’une discrétion née. La police de Montréal devait être furax en plus qu’ils aient le droit d’enquêter dans un espace qui n’est normalement pas de leur juridiction. Et puis quoi encore…

Je sentis le malaise d’Ivy à la suite de la question de l’agent. Quel idiot faisait-il. La règle numéro un était : ce n’est pas parce que tu ne comprends pas quelqu’un que cette personne en question ne te comprends pas. Et visiblement, Ivy comprenait l’anglais. Ma réponse n’aida certainement pas, car celle-ci se détourna. Je me sentis mal tout d’un coup. J’avais fortement réagi, faut dire que j’étais encore un peu sur les nerfs et que les antidouleurs commençaient à moins faire effet. Cette réaction n’était pas tout du causée par Ivy, c’était plus que j’en avais marre qu’il me cuisine comme ça, surtout avec des questions aussi débiles.

Je voulus changer de sujet afin de repartir sur un bon pied, mais la moue qui s’afficha sur le visage de la jeune femme ne m’indiqua rien de bon. Et c’était raté mon Willy… Elle se sentait décidément mal, la pauvre. J’étais tellement centré sur moi-même et sur cette violence qui animait mon être tous les jours que j’en oubliais les dommages collatéraux que je pouvais poser.

Elle hocha doucement la tête, mais le restant de son corps trahissait son mal et sa gêne.

-Rien du tout, l'émotion m'a un peu secouée mais je pète la forme malgré l'évènement.

C’était, malheureusement ou heureusement dans mon cas, tout sauf crédible comme mensonge. Il ne fallait pas me mentir Ivy. Malgré la hargne qui m’habitait, j’espérais que l’once d’humanité qu’il me demeurait à ce moment précis fasse apparition.

Il y eut un moment de silence. Le silence ne m’effrayait plus, contrairement à la majorité des gens et peut-être même à Ivy à ce moment-là. Ses mains tremblaient. Je vivais cela autrement, étant encore sur l’adrénaline et avec le bourrage de médicament que j’avais eu, j’étais plus calme que ce que j’aurais dû être. Je vivais mon choc émotionnel différemment.


-Mais c'est surtout toi, ça va? Ils ont interpellés le gars aussi?

Je secouai doucement la tête. Puis, je m’avançai doucement vers elle, la main de mon bras blessé trouva une place pas trop douloureuse dans le bas de son dos alors que mon bras encore en fonction encercla avec douceur ses épaules.

-Peu importe mon état, c’est le tiens qui compte. Je m’en remettrai.

...Comme toujours, ajoutai-je pour moi-même. Je fis une pause. Je doutais que de lui dire ce qui était réellement arrivé était une bonne nouvelle, mais avec les médias, ça ne serait pas long avant qu’elle le sache de toute façon. La GRC s’était assurée vu mon cas particulier que les médias restent vague sur l’identité des otages, mais le défunt n’avait eu aucune chance.

-Le voleur est décédé à la suite de sa blessure, ils n'ont rien pu faire, mais je doute qu'il ait souffert.

La partie sur la souffrance était sûrement vraie, mais celle sur le sauvetage était complètement fausse sachant que le gars en question était mort sur-le-coup de la même balle qui m’avait traversé l’épaule.

Je ne pouvais me résigner à la laisser seule surtout avec cette montagne de gens un peu partout.

-Je doute que passer les prochaines heures toute seule soit une bonne idée, tu veux venir souper chez-moi? 

Mon père aurait sûrement fait à souper... ou pas puisque je le voyais rentrer dans le périmètre de sécurité, courant vers moi. Au moins, nous n'aurions pas à nous faire raccompagner par un policier...
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Lun 21 Mar - 21:38

Voilà, je me vengeai à nouveau de tout ce surplus d'émotions en me rongeant les ongles. J'avais tenu jusque là, ils étaient beaux, le vernis soulignait bien leur longueur retrouvée. Puis un coup de stress et ils s'en prennent plein le tronche. M'enfin à l'heure actuelle je préfère perdre mes ongles plutôt que ma vie et Dieu sait que j'en suis pas passée loin aujourd'hui. Je me suis même pas aperçue que je me détournai de Willy, me prostrant, le regard dans le vide. Puis je senti une chaleur, plutôt agréable et réconfortante dans le moment. C'était William. Malgré son épaule endolorie et le choc qu'il avait subit en se prenant cette balle, et bien il s'était levé pour me prendre dans ses bras, moi, qui n'a rien vu de ce qui s'était passé. En même temps quand on tombe dans les pommes juste avant que ça se gâte, forcément on loupe le moment fort. Peu importe mon état, c’est le tiens qui compte. Je m’en remettrai. Eh? Pas choqué pour un sous le gamin, ou gentleman à l'extrême. Je reste un peu interdite après ça, comme on se connaît pas vraiment quoi, je vais pas lui empoigner le blouson pour lui faire un gros câlin et me moucher dans sa chemise. Heureusement - ou malheureusement, j'arrive pas à me faire un avis du geste touchant - Willy se détache de moi et prend un air un peu plus grave. Le voleur est décédé à la suite de sa blessure, ils n'ont rien pu faire, mais je doute qu'il ait souffert. Waw, il pense à ce qu'à ressentit le mec. Aussi pourri soit-il, Willy s'inquiétait de sa souffrance. C'est dingue. Plus juste comme mec on trouve pas quoi. Je suis épatée quoi. La perfection existerait-elle? Dhu. Je doute que passer les prochaines heures toute seule soit une bonne idée, tu veux venir souper chez-moi? Dans un premier temps je fus gênée par la proposition. Comme chaque maman qui respecte, la mienne m'avait appris à ne jamais suivre et accepter les invitations d'un inconnu donc instinctivement j'avais envie de lui répondre non. Mais en y réfléchissant, ce soir je rentrerai à l'université, seule comme jamais je ne l'aurai été... Personne pourra me comprendre, ma camarade de chambre me regardera avec un sourcil relevé quand elle me verra chialer toute la nuit parce que je vais sûrement me refaire la scène en dormant. Si j'arrive à trouver le sommeil. Avec Willy on pourra parler, peut être trouver une explication à ce qui s'est passé même si on est loin d'un évènement de grande ampleur, c'est un peu plus commun les hold up mais là on est vu la mort de près, Willy plus que moi. Alors dans un sens, si il me voit chialer ou faire les 100 pas, il me jugera pas. C'est une proposition que je peux pas refuser, je peux pas rester seule après ça... Je finis par lui dire faiblement. Puis un homme arrive à notre hauteur et s'empare de Willy, il a l'air inquiet et je note une forte ressemblance entre les deux hommes. Quelque chose me dit que y a un lien de parenté entre eux.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Ven 25 Mar - 2:17

Alors que je commençais mon étreinte, je me rendis compte qu’Ivy était dans un état encore pire que celui que j’avais imaginé quelques instants auparavant. Elle ne réagissait pas. Elle ne bougea pas d’un iota avant plusieurs secondes et son premier geste fut de se ronger les ongles. Je n’avais pas remarqué qu’ils étaient vernis avant de la voir faire. Ils étaient jolis. C’était dommage qu’elle se les ronge. Mon état importait peu dans cette situation et oui, je le pensais réellement. Lorsque des événements dans le genre croisaient mon chemin, je tentais toujours de prévenir le pire et celle qui était la plus bouleversée pour le moment était Ivy puisque je savais  très bien que mon organisme allait réagir à retardement. Et puis, toute la colère qui m’habitait encore à cause de l’agissement de ce… de cette foutue taupe qui me suivait tout le temps compensait pour le trouble qui aurait dû occuper mon esprit.

Soit, il y avait eu ce décès. Il était justifié, non, je ne veux pas utiliser ce terme. Une mort ne peut pas être justifiée, car cela rendrait la mort subjective, ce qui n’est pas le cas, elle est plutôt décisive. Je soupirai intérieurement. Cet homme avait peut-être une famille, soit une femme, des enfants à nourrir. Je ne savais pas trop quoi en penser. J’en savais que trop peu sur lui pour le juger. Je décidai donc de présenter la chose de la façon la plus facile et la plus tendre qu’il soit, car je doutais que d’entendre : «Une balle nous a tous les deux traversés de part en part. C’est énormément douloureux, ça fait chier et j’ai vu du sang se déverser», l’aurait aidé à s’en remettre.

Pour alléger la conversation, je décidai donc aussi de l’inviter à manger. Ivy afficha une certaine gêne. Oh, oh… j’allais avoir un refus, mais je savais très bien que la laisser seule était une très grande erreur. Il fallait au moins, un stricte minimum, que quelqu’un la raccompagne chez elle. Toutefois, celle-ci compris rapidement pourquoi je lui avais fait cette invitation. C’était quelqu’un de raisonnable et malgré le fait qu’elle soit très touchée par les événements, j’étais content de voir qu’elle ne laissait pas ses émotions prendre le dessus sur sa raison. La réponse avait été faible, mais elle avait fait le bon choix.

C’est alors que mon père arriva dans le décor. Aussi grand que moi, les cheveux bruns, plus foncés que moi, je tiens mes cheveux de ma mère, étant châtain-blond jeune, par contre, nous avons des traits semblables et les mêmes yeux. Il arriva avec la démarche qu’il avait à l’époque où il travaillait encore officiellement pour la GRC. Aurais-je retrouvé une partie de mon paternel? Il avait un regard inquiet, ça se comprend sachant que j’étais la seule chose qui lui restait dans sa famille immédiate, ayant perdu sa femme, ma mère. Je me retournai vers lui au moment où j’eus cette pensée, un air triste au visage. Notre conversation ne fut pas super longue. Un mélange d’anglais, de français, de lui qui prend de mes nouvelles avec les événements, de moi qui rouspète un bon coup à propos de mon vrai pot de colle de façon très subtile. Si ça avait été maman, j’aurais pu tout dire en Allemand, mais mon père n’avait pas une assez grande compréhension pour saisir les subtilités de la langue allemande, même s’il le comprenait bien en général. Je lui indique qu’Ivy était avec moi, une amie de l’Université, j’utilise l’un des codes qu’on m’a fait religieusement apprendre disant qu’une autre personne vivait un traumatisme sévère. Mon père me confirma que la GRC allait prendre en charge «l’enquête». Je compris que les séances chez le psy allaient au moins être payées et que si elle en avait besoin, elle pourrait être suivie rigoureusement. Je soupirai doucement et serrai doucement mon père dans mes bras, lui glissant à l’oreille :

-Je l’ai invitée. On peut repasser pour les interrogatoires?

Je m’éloignai de l’étreinte de mon père en poussant une onomatopée qui un peu plus et se transformait en allemand.

-Mon épaule, dis-je le plus doucement possible.

Mon paternel s’excusa. Je me retournai vers Ivy.

-Ivy, voici mon père, Gabriel, papa, voici Ivy, une amie à l’Université.

Pas la peine d’expliquer tous les détails dans un moment pareil, autant demeurer simple et direct.

-Enchanté, Ivy, j’aurais préféré te rencontrer dans des circonstances disons… plus favorables, néanmoins, je pense que vous avez tous les deux vécus assez d’émotions pour aujourd’hui. Il va, cependant, falloir donner tes coordonnés aux policiers afin qu’il t’interroge prochainement, lorsque tu te sentiras plus prête.

Encore et toujours «passionné» par le boulot. Au moins, ça avait un certain avantage : je n’avais aucunement besoin de donner mes coordonnées, ils les avaient déjà!

Nous attendîmes qu’Ivy puisse en faire autant tandis que l’infirmière changeait mon bandage, me redonnait des antidouleurs et me donnait les directives à suivre selon les prescriptions du médecin. Puis, nous nous dirigeâmes en direction de l’auto de mon père. Je décidai de m’asseoir du côté droit, en arrière avec Ivy afin de m’assurer qu’elle était correcte durant tout le trajet. Heureusement, l’heure du trafic était passée, mais malgré cela, le trajet serait d’environ 35 minutes. Mon estomac me rappelait grossièrement que je n’avais rien mangé depuis trop longtemps alors que je me battais avec ma ceinture afin de l’attacher avec mon bras d’estropier.

Je me tournai vers Ivy, un peu mal, puis lui demandai :

-Tu pourrais… attacher ma ceinture? S’il-te-plaît.

Mon père alluma la radio. Il mit quelque chose de neutre, je le remerciai intérieurement.

Il démarra et nous étions en direction de la maison…
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Ivy K. Cordanov
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Sam 2 Avr - 18:01

William échangea quelques mots avec son père. Je respectais ce moment de partage en m'écartant un peu et en observant mes pieds. Waw, heureuse de constater qu'ils sont toujours là. Ttcheu, je m'épuise avec mes blagues à la con. Ivy, voici mon père, Gabriel, papa, voici Ivy, une amie à l’Université, je relève la tête, William me fait face, aux côtés de son père. Enchanté, Ivy, j’aurais préféré te rencontrer dans des circonstances disons… plus favorables, néanmoins, je pense que vous avez tous les deux vécus assez d’émotions pour aujourd’hui. Il va, cependant, falloir donner tes coordonnés aux policiers afin qu’il t’interroge prochainement, lorsque tu te sentiras plus prête, lance le grand monsieur aux cheveux grisonnants. J'hoche la tête pour lui faire comprendre que j'ai... tout compris. Je fais pas dans l'originalité avec mes pensées. De même monsieur. Oui pas de soucis, je vous fais ça tout de suite, je finis par lui dire, cherchant du regard un officier à qui transmettre ces informations.

Quelques minutes plus tard je rejoins William et son père à leur voiture. Hésitant quelques instants à approcher d'un peu plus près l'une des portières. Puis on me donne l'autorisation d'ouvrir et de m'installer, je monte donc derrière, pensant que Will voudrait se retrouver à côté de son père et m'attache quand j'entends la portière opposée s'ouvrir. Je tourne la tête et m'aperçoit qu'il vient s'asseoir à côté de moi. D'abord étonnée je reste interdite, je pensais vraiment qu'il allait aller devant, mais je garde mes remarques pour moi. De toute manière j'arrive même plus à parler vu ce qu'il s'est passé donc bon. Tu pourrais… attacher ma ceinture? S’il-te-plaît. Je ne réfléchis pas une seconde malgré la demande timide et l'aide à s'attacher. Pas de soucis, ce serait bête de mourir à cause d'une ceinture mal attachée vu ce que tu viens de subir. Je rajoute avec une touche d'humour pour tenter de me détendre plus que de détendre l'atmosphère.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Dim 1 Mai - 2:33

Ivy répondit à mon paternel. On aurait dit un vrai robot.

Je bougeai doucement mon épaule : celle encore en fonction, je précise. L’autre faisait énormément mal. L’infirmière n’y allait pas de main morte. Je bronchais, puis elle me lança un regard noir. Non mais. Je vais… mon père posa son bras sur le miens. Je me calmai instantanément. Mais elle ne perdait rien pour attendre!

Néanmoins, nous nous dirigeâmes vers l’automobile. Ivy arriva par la suite. Je mis mon estime personnelle et surtout mon orgueil. Je lui demandai de l’aide afin de pouvoir m’attacher.

-Pas de soucis, ce serait bête de mourir à cause d'une ceinture mal attachée vu ce que tu viens de subir.

Humour maladroit. Mais je ne puis lui en vouloir. Je me forçai donc à sourire. Mon père met de la musique. Quelque chose de rassurant. Merci. Mon bras me fait encore mal, les antidouleurs commencent à moins faire effet. Mais je serrai les dents et je me forçai pour déplacer ma main vers celle d’Ivy. Je posai ma main sur la sienne, doucement ou enfin, le plus doucement possible. Cela me fit mal, mais je pris justement ce mal en patience. Je lui devais bien ça. Le hold-up, je n’en étais pas responsable, bien sûr. Mais les coups de feu, la mort et tout ça, c’était moi. C’était moi Ulrich, pas William ou qui que ce soit.  U.M.J. … Ulrich Murphy-Janel. Qui étais-je? Qui étais-je pour mériter ça?

J’eus un moment de vide cérébral.

Qui étais-je pour me plaindre ainsi sachant que des horreurs bien pires que ce que j’avais vécu étaient proférées tous les jours? Qui étais-je pour m’acharner ainsi sur mon sort? Un lâche… un incompris… un coupable? Je préférais m’acharner sur mon sort plutôt que d’aider, plutôt que d’être heureux. Horrible. C’est ce que j’étais, ce n’était pas ma situation. Je tentai de retrouver tout le courage qu’il me restait. La maison était maintenant proche. J’avais hâte de rentrer.

Je me dépêchai à me détacher, puis je sortis pour ouvrir la porte à Ivy, mais mon paternel m’avait devancé. Je refermai la portière. J’attendai que mon père déverrouille la porte et enlève le système d’alarme.

-Alors, Willy, tu fais visiter à Ivy le temps que je prépare le souper?

Je me retins pour ne pas broncher. Je détestais lorsqu’il m’appelait ainsi.

-Je pense qu’on pourrait regarder un film, ou enfin, le commencer.
-Oui, j’en ai encore pour un moment de toute manière.

Je pris le manteau d’Ivy et le plaçai avec le miens dans la garde-robe. Puis, je dirigeai Ivy vers le sous-sol.

-Tu veux bien?, lui dis-je en souriant doucement.

Il fallait que je sois utile. Il fallait que je l’aide. Je la laissai prendre place sur le canapé et m’assis à ses côtés. Je ne voulais pas la brusquer, mais je ne voulais pas la laisser déprimer.
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Ivy K. Cordanov
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mar 14 Juin - 11:47

[Faut peut être continuer la discussion dans les habitations? huhu :3]
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mer 15 Juin - 14:21

[Je n'ai pas vraiment d'habitation, ne vivant pas sur le campus, mais si une cathégorie où un post est créé, ça ne me pose pas de problème!]
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Jörgen Gunnarsdóttir
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mer 15 Juin - 16:15

[Justement eheh, les habitations c'est pour les élèves ne résidant pas au sein de l'UE ~]
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MessageSujet: Re: Se prendre un patin [PV: Ivy ~]   Mer 15 Juin - 17:34

[oh, bah... Si tu tiens à finir la soirée chez moi, je ne peux pas dire non... What a Face ]
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Se prendre un patin [PV: Ivy ~]

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