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 J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)

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Anna Forester
"Quiétude et Simplicité"

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MessageSujet: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mer 3 Fév - 17:07

Le soleil se lève sur Montréal mais le paysage est tout blanc, il neige comme pas possible. Je suis plantée devant ma fenêtre, j’ai eu une nuit mouvementée. J’ai fait un rêve étrange, j’avais 30 ans, deux enfants et j’étais journaliste pour une grande chaîne de Tv. En faite je nageais dans le bonheur sauf que mon rêve a pris une tournure inattendue, je m’étais retrouvée à la rue, sans rien. Enfin bref, c’était un peu spécial, ça fait peur, j’espère juste que ce n’était pas un rêve prémonitoire.

J’ouvre la fenêtre et quelques flocons viennent s’immiscer dans ma chambre.  J’adore la neige mais tant qu’elle reste à l’extérieur, je ne supporte pas que ma chambre sois sale, en faite j’évite de faire des poussières et des saletés pour ne pas trop souvent nettoyer, flemmarde power ! Bon, je dois cesser de rêvasser parce que dans 30 minutes je pars au boulot. Je travaille dans un petit café dans le centre ville deux fois par semaine. J’essaye de gagner un peu d’argent de poche, mon père paye déjà les études de mon frère et moi donc on n’a pas d’argent de poche, on ne roule pas sur l’or quoi. Ça ne me dérange pas plus que ça, au moins je me prépare à intégrer la vie active, fin’ presque.

J’enfile un pantalon taille haute et un petit chemisier, un truc classique quoi. Simple, c’est un peu le mot qui me correspond. Je ne me prends jamais la tête et je vis au jour le jour.  Bon, let’s go ! Je mets ma veste et mon bonnet parce que même si il y’a du soleil il fait -10 ici, ça caille. Je me regarde dans la glace avant de partir, je ressemble vraiment à ma mère, mon nez, mes cheveux légèrement ondulés qui  tombent en cascade sur mes épaules, ma forme de visage. Je détourne le regard du miroir, ça me rappelle trop de souvenirs. Je soupire avant de sortir dans le froid de Montréal.

Il est 18h, j’ai enfin fini mon service, je n’ai qu’une hâte, m’étaler sur mon lit. Je remets mon tablier en place, je prends ma veste et je sors en direction de l’université. Je suis devant l’UE, je cherche dans mon sac les clés de la porte principale, hum… Je regarde dans mes poches, rien. C’est une blague ? Putain de merde. Désolé pour le vocabulaire mais là il gèle et je suis coincé dehors. Je tape un coup dans la porte, parce qu’on sait jamais mais rien. Je suis dans la merde les gars. Je soupire et je regarde autour de moi, personne. Bon, j’ai plus qu’à attendre qu’un élève rentre ou sorte… Je m’installe sur les marches gelée.

Ça fait 45 minutes que je suis assise ici, je commence à perdre espoir quand soudain je vois une forme humaine au loin, de la vie ! Je prends mon sac et je me dirige vers l’inconnu. Il a une bonne tête j’espère qu’il est à l’université.

Excuse moi, j'ai oublié mes clés et j'ai vraiment froid, tu n'as pas pas les clés de la porte principale ?


Je demande en pointant la porte du doigt, c'est mon seul espoir, je croise les doigts.


Dernière édition par Anna Forester le Mar 16 Fév - 22:04, édité 1 fois
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Lun 15 Fév - 4:16

Je suis allongé dans mon lit. Il est 5h30. Et je me demande ce qu’un gars cool ferait présentement. Je suis dans un de ses coups de blues. Ceux avec lesquels on aimerait faire en sorte d’être quelqu’un d’autre même si l’on sait très bien que la cours du voisin n’a que l’air plus verte que la nôtre. Je soupire. Le gars cool, il dormirait sûrement, mais moi, je ne dors pas. Ça me fait mal de l’admettre, mais le psy avait raison à propos d’une chose : ce souvenir me hante, m’angoisse, me stresse. Et je suis seul au monde devant cette grande et interminable montagne à gravir, franchir, bannir de ma vie.
Je veux me recoucher même si j’ai ce rapport de laboratoire à finir, mais mon réveil me rappelle qu’il est l’heure. Mon existence me semble si… fine, sans importance puisque je sais que d’ici quelques heures, je retomberai dans cette manie sans fin de travail et d’acharnement en essayant d’oublier ce visage que je vois tous les soirs en essayant de fermer les yeux. Je me vois, les mains tâchées de sang et il est incurable. Je me sens si vide alors que j’ai un horaire si plein. J’en oublie même de prendre du temps pour vivre. Cette idée de roman sonne si vide maintenant que le temps passe, cette idée de traduction me semble si faible et si… inutile. Mon univers se désagrège alors que je pensais enfin avoir repris la situation en main. Mais ce qui me manque le plus n’est pas tout ça, loin de là. Ce qui me manque le plus, c’est la présence de ma mère… et le basket. Cette deuxième famille, même si elle était un peu remplie de faux semblants à certains niveaux me manque plus que tout. Pouvoir avoir cette sensation d’avoir accompli quelque chose de bien après un entraînement, de se sentir bien tout court. Cela faisait si longtemps.
***

Je rentre dans l’autobus, 6h15. J’ai Im Ascheregen de Casper dans les oreilles. La 187 est presque vide à cette heure un dimanche matin. Je m’assois dans l’un des bancs individuels de la STM m’appuyant contre la givre de la fenêtre. Je sens la chaleur en moi, mon intérieur étant en réelle combustion spontanée, mais aucun effet sur la fenêtre. Juste un tas de cendres au creux de mon être et à l’écho de mes oreilles. Pompéi se re-déroulait dans ce qui me servait de poumons. Je n’arrivais à contrôler le feu qui m’habitait. J’ai un curieux envie de parler allemand, mais je sais que je ne peux plus le faire et pas que parce que la seule personne avec qui je le faisais est morte. Aussi parce qu’on me cherche, me tracte comme une bête qu’on aimerait faire cuire un soir devant un feu de camp. Heureusement pour eux, il n’aurait pas besoin de me dégivrer. J’avais trouvé d’autres moyens que l’alcool pour être au chaud. Mon père aussi avait fait de même… à l’exception des premières semaines, mais s’il y avait une chose pour laquelle je ne lui en voulais pas c’est d’avoir voulu partir quelques jours dans son univers après ces événements. J’aurais fait pareil, mais il y a longtemps que j’avais su que j’étais le plus fiable de nous deux.
Je soupire. Encore. Je vais devoir me geler les miches. Transfert de ce bus à la 141, puis le voyage continue. Lorsque la chanson change, je fais toujours précédant. Je l’aime bien cette chanson. Je change encore, début de la ligne bleue, je m’engouffre dans le métro. Je préfère le métro aux autobus, je n’ai jamais su pourquoi. J’aurais peut-être dû continuer sur la ligne verte une fois à Honoré-Beaugrand. Soit, c’est plus long, mais c’est moins de transferts et c’est bien plus sympa. Je sors mes notes de physique, puis les range. Pas ce matin, en fait, aucun matin, mais surtout pas celui-ci.
La journée passe, mais pas nécessairement mon mal de vivre.
***

Il est 18h40.
Je marche dans la neige. Je le sais pas parce que je regarde où je marche ou encore où je vais. Je suis dans mon univers, je ne fais attention à rien d’autres qu’à ce qui s’y passe et au bruit de mes pas contre la neige fraîche. Ce bruit me fait horreur en réalité, mais à force d’avoir l’hiver, je n’ai pas eu le choix de m’y habituer. Je passe à côté de toutes ces résidences, celles que j’aurais bien pu habiter, mais pas selon le service de protection des témoins. Et puis… le quartier de ma jeunesse, il n’est pas si mal. 
Je regarde pour la première fois autour de moi, à la recherche d’un banc de neige dans lequel je pourrais me lancer histoire d’avoir le droit au réveil que je n’ai jamais eu ce matin. Il est là devant, puis…
-Excuse moi, j'ai oublié mes clés et j'ai vraiment froid, tu n'as pas pas les clés de la porte principale ?

L’entrée principale? Mais tout est déverrouillé, même la fin de semaine à l’Université… ah, tout, mais peut-être pas les résidences. Je me retourne. J’ai peut-être bien quelque chose pour l’aider, mais si le service de protection apprend que j’ai utilisé leur «kit de survie» pour une inconnue surtout en présence de celle-ci, je vais être dans de beaux draps…
-Je ne suis pas en résidence, désolé. Tu as deux épingles, une pince à cheveux et une paire de lunettes soleil?

Si on était pour déjouer la sécurité de l’Université… autant le faire avec de la classe, non?
J’aime mon sens de l’humour même dans les journées merdiques… comme quoi on trouvait tous notre moyen de nous en sortir. J’attends sa réponse, me dirigeant doucement vers la porte. Je me vois mal la ramener chez moi si cela ne fonctionnait pas, mais une chose est sûre : elle ne peut pas rester dans le froid comme ça. 
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mer 17 Fév - 19:06

Entre nous, j'ai les fesses gelées, j'ai l'impression qu'elles sont de glace, étrange oui mais qu'on on s'assied sur des marches gelées ou peut pas s'attendre à avoir des coussins chauffants D'ailleurs ça va être mon prochaine achat, des bouillottes qui s'emportent partout, c'est génial ça et super utile au Canada, c'est pas qui fait froid mais je dirai que c'est pas l'été tous les jours hein... Je suis une frileuse, je n'y peux rien, il me faut un climat tropical moi, sinon je me les gèle constamment même en été pour tout vous dire... J'adore la chaleur, j'ai juste une envie c'est d'être sous mes couettes bien au chaud, olàlà c'est mon plus grand souhait là, je demande juste deux trucs, un lit et une couverture, ayez piter de moi et envoyez moi ça ! Bon je m'éloigne, je reviens à la réalité et je regarde l'homme qui j'espère va me sauver et me permettre de rejoindre mon lit adoré. Je ne suis pas en résidence, désolé Nooooooooooooon, je suis perdue. Tu as deux épingles, une pince à cheveux et une paire de lunettes soleil? Oh de l'espoir ? C'est James Bond ou quoi ? Je rigole, je sais qu'il est pas sérieux pour les lunettes mais il sait vraiment crocheter une porte avec des épingles ? De toute façon c'est mort, même si il savait faire ça j'ai rien sur moi. Non, j'ai rien de tout ça, désolé James Bond. Je dis en faisant la moue, je devrai attendre une prochaine âme charitable, je soupire. Je tremble comme une feuille, je commence vraiment à avoir froid, je vais devenir un vrai glaçon. Je n'en peux pluuus. Bon, merci quand même, je pense que je vais faire un igloo pour la nuit. Je dis en plaisantant (à moitié), je pourrai peut-être envisagé de dormir comme un manchot... L'humain s’adapte non ? Fin' moi je suis peut-être une exception, je m'imagine déjà faire l'ange dans la neige à moitié morte. Ce serait con de mourir comme ça, morte de froid parce que j'ai oublié les clés.

Dommage que mon frère n'est pas là, lui c'est un vrai scientifique il aurait fait un plan de pas possible et il aurait fait fondre le barillet ou un truc dans le genre complètement dingue, mon frère est dingue c'est tout. Il a toujours excellé à l'école, ce n'était pas pour autant qu'il étudiait tous les jours, au contraire. Il étudiait jamais mais il réussissait haut la main, un vrai haut potentiel ce gars.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Dim 28 Fév - 14:34

Elle rigole. Partie 1 du plan réussie. Déjà quand on rigole, on a moins froid, n’est-ce pas?

-Non, je n’ai rien de tout ça sur moi, désolé James Bond.

C’est à mon tour d’avoir un léger sourire au visage. Elle, elle a une moue toute dépitée, allez ma belle, ne soit pas si décourager! Je t’inviterais bien prendre un café, mais la dernière fois que j’ai fait ça avec une fille, elle a failli se faire tuer. J’ouvre mon sac à dos et en sors une veste bien chaude que je gardais dans mon casier. Bon, j’ai déjà vu plus beau, mais presque jamais vu plus chaud! Je la lui tends.

-Bon, merci quand même, je pense que je vais faire un igloo pour la nuit.

Je lui souris de manière à la rassurer. L’important pour l’instant est qu’elle arrête de grelotter. Je lui aurais bien permis de prendre mon manteau, mais si elle voulait rentrer, il fallait que j’arrive moi-même à ne pas grelotter à cause du froid hivernal.

-Allez, enfile ça le temps que je t’ouvre cette porte.

Je continue à fouiller dans mon sac. Et voilà, j’ai le kit. Vu l’aspect que ça a, il est hors de question que je sorte ça de mon sac, je prends seulement le sous-ensemble pour déverrouiller les trucs mineurs. De toute façon, il y a certains trucs là-dedans qu’ils n’ont jamais voulu me montrer à me servir. J’ai des petits doutes de la raison, c’est d’ailleurs pourquoi j’ai fait mes propres petites recherches, néanmoins, ce n’est pas l’essentiel pour l’instant. Je sors donc la partie qui m’intéresse avant de fermer mon sac et de le remettre dans mon dos. Je me dirige vers la porte. Mais attendez une petite minute. Qu’est-ce qui me dit qu’elle habite réellement ici? Je ne la connais pas… Qui voudrait entrer par infraction dans une résidence universitaire? Quelqu’un voulant poser une bombe… quelqu’un voulant… ok. Minute papillon. Étais-je déjà entré dans ce bâtiment? Ou en avais-je vu l’intérieur? Oui, une fois en venant chercher ma cavalière. Quels signes ou chose caractéristique s’y trouvait? Allez tête de moineau. Je ne me souvenais de rien. Arf, et puis, on la jouerait free style.

-Comment se porte la peinture avant les escaliers?, dis-je normalement.

Ouais, je suis au courant qu’il n’y a pas de peinture, mais elle aussi, doit techniquement être au courant si elle vit là. Simple vérification pour ma conscience. Faut me comprendre avec ce qui m’arrive ces temps-ci. Y’a de quoi me rendre fou…

-Oh et au passage, j’ai une préférence pour Neal Caffrey. James bond est un peu trop… voyant pour moi, lui dis-je, fier.
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Dim 6 Mar - 18:50

Voilà que ce jeune homme sort une veste de son sac, mais il a pris sa maison avec ou quoi ? Bon après c'est pas plus mal, je l'enfile et je le remercie d'un grand sourire. Pas très glamour et dix fois trop grande mais super chaude, c'est le plus important. Je me réchauffe petit à petit. Je le regarde fouiller dans son sac, il sort une sorte de mini kit. Okaay, le gars c'est vraiment un agent secret, je le suis du regard. Il se dirige vers la porte puis semble s'arrêter quelques secondes pour ensuite reprendre une posture normale. Comment se porte la peinture avant les escaliers? Hein ? Quelle peinture ? J'essaye de me visualiser l'endroit, y'a pas de peinture, il est sérieux ? Ou alors c'est une sorte de test, haaan, ouais je vois. J'aurai fait pareil. On sait jamais sur qui on peut tomber puis l'excuse "j'ai perdu les clés" est une bonne astuce pour ceux qui veulent s'infiltrer dans un bâtiment. Malin le gamin.

Il y'a pas de peinture. Tu aurais pu me demander ma carte d'étudiant si tu voulais être sur.

Je dis en sortant ma carte de ma poche et en l'agitant devant lui avec un petit sourire. Oh et au passage, j’ai une préférence pour Neal Caffrey. James bond est un peu trop… voyant pour moi, Oh oui, vachement plus beau en plus ce Neal Caffrey.

Bon choix, c'est un canon, un sourire de coin se dessine sur mon visage, Et quel est le vrai prénom de Neal Caffrey alors ?
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Lun 7 Mar - 1:20

Je grogne légèrement en remettant mon sac sur mon dos. Ma blessure est encore très fragile. Je ne peux même plus m’entraîner ne serait-ce qu’un tant soit peu. Je sens le regard de ma nouvelle rencontre sur moi. Quoi, ce n’est pas normal d’être en mode survie? Bon, non, mais ma vie ne l’est pas non plus. Si je lui demandais si elle a déjà retrouvé quelqu’un mort en rentrant chez elle, elle me regarderait sûrement encore plus étrangement. Surtout en connaissant le contexte de toute cette histoire.

L’important est de s’assurer qu’elle habite bien là. Avec ma touche d’humour habituelle, bien sûr. Je lui pose alors ma fameuse question. Parfois, il faut savoir prendre des risques. J’arrête de jouer après la porte. De toute, je n’y arriverai pas tout seul. Ça fait trop mal. Je suis bon à rien depuis que cette balle a transpercé mon épaule… arg. Ça m’énerve, mais je dois demeurer calme. Je respire doucement en attendant la réponse de la jeune femme.

-Il y'a pas de peinture. Tu aurais pu me demander ma carte d'étudiant si tu voulais être sur.

Elle agite sa carte étudiante devant moi. Je lui rends son petit sourire. Elle n’est pas idiote celle-là, mais elle oublie un détail. L’expérience, me direz-vous. Je sors ma carte et l’agite comme elle le fait, avec ma main droite, bien sûr, parce qu’avec ma main gauche… bah, je tiens en retenant un rictus de douleur le kit qui n’est pas tout à fait léger.

-J’ai une carte étudiante et pourtant, je ne suis pas en résidence, dis-je en lui faisant un clin d’œil.

Je lui file le commentaire de Neal Caffrey. J’espère qu’elle va comprendre la référence, sinon, j’ai l’air bien con, moi, hein. Ça ne fera pas vraiment changement à d’habitude. Je fais des blagues et moi, je me trouve bien drôle, mais les autres… c’est une toute autre histoire.

-Bon choix, c'est un canon. Et quel est le vrai prénom de Neal Caffrey alors ?

Elle sous-entend qu’elle me trouve canon? Je vais sûrement chercher tout ça trop loin. Je pense trop. Les mecs ne peuvent pas comprendre les sous-entendus, normalement, mais moi, à la place de les comprendre, je m’en invente. Tourne ça à la blague, comme toujours. Prends le sens littéral des choses.

-À ce qu’on sait, son vrai nom est Neal George Bennett, mais il a plusieurs identités : George Devore, Nicholas Halden, Dr. Leonard Parker, Steve Tabernacle, Benjamin Cooper, Victor Moreau, etc.

Je fais une pause pour me concentrer sur la porte. Je vais avoir besoin d’un coup de main. Mes mains commencent à geler en plus.

-Tu me files un coup de main, s’il-te-plaît?

Je prends les outils qui me sont nécessaires et je commence à observer la serrure. Je tends la pochette de l’ensemble à mon acolyte. Habituellement, lors de ce genre de manœuvres, on ne reste pas planté là pendant une demi-heure à attendre que quelqu’un passe par-là pour nous suspecter de quoi que ce soit.

-Plus sérieusement, je m’appelle William. Et à qui ai-je l’honneur?

Si seulement je m’appelais réellement William, enfin… j’ai tout pour le prouver, mais je sais aussi très bien que ce n’est pas vrai. Voilà peut-être pourquoi je m’identifie à Caffrey. Je n’ai jamais réellement pensé au fait qu’il est beau gosse. Le suis-je moi-même? Ma mère me trouvait si beau et tout… mais c’était ma mère.

Je me concentre pendant quelques instants sur la serrure. J’inspire, me préparant à avoir mal. J’expire.

-Tiens la poignée et tire vers le bas lorsque tu entendras le «clic».

J’inspire une nouvelle fois. J’expire et j’effectue la rotation nécessaire, je me crispe. Ça fait mal, on entend le «clic», j’attends que mon acolyte tire la poignée comme je lui ai indiqué afin que je n’aie pas à endurer tout ça pour rien. Je range le tout alors que je maintiens la porte ouverte avec mon pied. Ma respiration est saccadée. Mon sac est soudainement plus lourd. Je l’enlève délicatement, je le mets à la place de mon pied. Il fait chaud. J’enlève mon manteau, tout semble flou autour de moi, je me mets près des buissons, puis je m’étends dans la neige. Je soupire. Il fait moins chaud. Mon cœur bas moins vite. Je ferme les yeux et les réouvre doucement. Ça va mieux. Il faut que je regarde cette foutue plaie.
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Dim 27 Mar - 12:29

Il m'imite et secoue également sa carte d'étudiant, bah ouais, j'aurai du y penser. Chaque élève en a une, enfin, je ne suis pas une délinquante qui vient dénigré le dortoir, je suis pas en crise d'ado, je me sens pas rebelle à ce point. J’ai une carte étudiante et pourtant, je ne suis pas en résidence Pff, ouais. J'ai compris, je ne ferai jamais partie du FBI. Je soupire. Okok, mais j'ai pas l'air d'une délinquante, si ? Je demande en arquant un sourcil, je pourrai faire de mal à personne, nan mais oh. À ce qu’on sait, son vrai nom est Neal George Bennett, mais il a plusieurs identités : George Devore, Nicholas Halden, Dr. Leonard Parker, Steve Tabernacle, Benjamin Cooper, Victor Moreau, ect Okay, du genre mystérieux on dirait, puis il sort tout ça de tête ? Impressionnant. Il faut dire que moi j'suis vraiment pas douée pour ce genre de truc, je suis un vrai poisson rouge, j'oublie tout, tout le temps. Et c'est assez handicapant.Même carrément handicapant, je perds tout, mes lunettes, mes bouquins, mon téléphone, mon sac et j'en passe... Tellement d'anecdotes à raconter sur Anna-tête-en-l'air... Ah ouais je vois, mystérieux tout ça, j'ajoute en souriant en coin.

Tu me files un coup de main, s’il-te-plaît? Je prends la pochette qu'il me tend sans broncher. J'ai l'impression d'être le bras droit d'un mafieux, oh je me crois presque dans ma série. Anna femme fatale, avec des lunettes de soleil, des flammes, de la musique un peu stylée, enfin tout ce qu'il faut pour passer dans une série américaine. Plus sérieusement, je m’appelle William. Et à qui ai-je l’honneur? Je souris, William c'est l'nom de mon père tiens. Anna, enchantée. Je tends ma main même si il est occupé, j'aime bien quand les rencontres sont officielles.

Tiens la poignée et tire vers le bas lorsque tu entendras le clic Il a l'air de souffrir le pauvre, je m’exécute et je tire la poignée vers le bas quand le clic retentit. Je sens qu'il peine à respirer, pas encore une crise d'angoisse ou quoi, j'ai déjà du sauver Eliott, pas un autre. Il a l'air dans les vapes, je m'approche de lui, il s'étend dans la neige. Un filet de sang transperce sa manche. Mon dieu, William ? Tu vas bien ? Je m'installe près de lui, il est tant de montrer mes dons d'infirmière. Tu es blessé ? Laisse moi voir ça.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Lun 28 Mar - 2:50

-Okok, mais j'ai pas l'air d'une délinquante, si ?

Je l’aime bien celle-là. Elle réagit à mes commentaires. C’est drôle. Je lui lance un regard du genre : «Tu crois?». Puis, je rigole doucement. Outch, ça fait un peu mal de rigoler. Je me retourne doucement vers elle.

-Mais non, tu es juste avec un gars un peu trop parano.

Mystérieux. Je ne lui faisais pas dire. C’était dans ma nature, mais bien aussi un peu contre mon gré. Je dois me concentrer sur ce que je fais. C’est un peu plus complexe que prévu et je ne peux pas me laisser aller à mes pensées divagantes comme à l’habitude. Je demande un coup de main à… Anna, c’est ça. C’est joli comme nom. Simple, mais efficace et féminin. Elle me tend sa main. Je libère ma main droite, celle avec laquelle j’étais obligé de travailler vu ma blessure à l’épaule gauche, puis je maintiens le tout de la gauche. Ce n’est pas trop douloureux, ça devrait aller. Je lui donne une bonne poignée de main et un sourire en prime. Les rencontres officielles ça me connaît. Et puis, c’est la première impression qui reste souvent, même si elle est dans la majorité des cas trompeuses.

Ma main commence à me faire de plus en plus mal. C’est terrible. Je tente de finir le tout afin de ne pas avoir fait ça pour rien. Je me cramponne, puis je lâche. J’en peux plus. Tout devient plus trouble. J’ai chaud. Je me couche dans la neige.

-Mon dieu, William ? Tu vas bien ?

Malgré la douleur, je souris.

-C’bon, juste William, ça va, tu sais.

Je rigole de façon saccadée. Je m’étouffe. Je vois que je saigne. Eh merde, la plaie.

-Tu es blessé ? Laisse moi voir ça.

Je grogne de douleur. J’ai mal à la tête.

-Oh, ça va aller. Ne t’inquiète pas, je vais arranger ça moi-même, il me faut juste une salle de bain.

Je m’assis doucement et je me relève debout. Je reprends mon manteau. Je respire mieux, mais bon, ce n’est pas idéal.

-Rassure-moi, t’es pas au cinquième ou il y a un ascenseur?!

Je me dirige vers la porte avec le plus d’honneur possible de ce qui me reste. Eh bordel. Foutu vie, quoi. Je glisse presque, je me retiens doucement au bras d’Anna. Ça n’améliore pas la situation. Au moins, la fraîcheur de la neige m’aura aidée. Je me ressaisis peu à peu. J’ouvre la porte, prends mon sac et tiens la porte pour la demoiselle. J’ai beau être blessé, je suis et je serai toujours un gentleman.

Et puis… je me rends compte, je viens de m’inviter chez elle. Te gêne pas Mur… Harrisson! Je soupire doucement.

-Je… je suis désolé, je pense devoir y aller, je dois arranger ça.

Et au plus vite, autant décampé tout de suite puisqu’il est hors de question que je m’invite dans sa résidence comme ça. Je souris faiblement, sentant la douleur me regagner. J’espère ne pas l’avoir choqué.
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Lun 28 Mar - 18:58

Je suis occupée de paniquer, il faut dire que dans ce genre de situation je parais calme mais à l'intérieur je suis sur le point d'exploser et toutes les minis-Anna crient "Que devons nous faire, au secours", des vraies chochottes, j'vous jure. Il est blanc comme ma grand mère en hiver, il doit y'avoir une sacrée plaie là dessous. Je garde mon calme, j'essaye de me concentrer. C’bon, juste William, ça va, tu sais. Rah, imbécile, il pisse le sang et c'est tout ce qu'il trouve à répondre, je ris malgré moi et je serai presque tenté de lui taper l'épaule mais je pense que c'est pas l'bon moment, surtout avec une blessure ouverte, évitons de faire des gaffes.

Oh, ça va aller. Ne t’inquiète pas, je vais arranger ça moi-même, il me faut juste une salle de bain. Je soupire avant de lever les yeux au ciel. Trop fier pour se faire aider par une fille ? Olala, les hommes, tu serais occupé de crever tu dirais la même chose. Il se met debout assez maladroitement, je le retiens plusieurs fois, heureusement que j'ai des réflexes, sinon il serait déjà à terre pour tout vous dire. Rassure-moi, t’es pas au cinquième ou il y a un ascenseur?! Au pire, si j'habitais le cinquième je le porte hein, regardez mes gros muscles, hahahaha. Non au deuxième, ça va aller t'en fais pas. Je lui souris, il me tient la porte malgré sa blessure, je le remercie et je prends les devant, il s’arrête quelques secondes, je tourne la tête et je l’interroge du regard. Je… je suis désolé, je pense devoir y aller, je dois arranger ça. Héé, mais je suis si chiante que ça ? Je croise les bras et je m'approche du blessé hu. Tu vas nulle part toi, faut te soigner, un vrai gosse. Je le prend par le bras (l'autre, don't worry) et je l'oblige à avancer, il n'a pas le choix, sorry.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Lun 28 Mar - 22:57

Il a ri à ma blague, mais je sais très bien que ce doit être le stress. À force d’être ainsi à longueur de temps, moi, je banalise le tout. Mon corps est comme le petit garçon qui crie au feu trop souvent. Le jour où il sera vraiment dans une mauvaise posture, je l’enverrai balader et je mourrai. Je ne serai pas une grande perte, si vous voulez mon avis. Surtout pas dans mon état actuel, en fait. Pour ce que j’aurais pu être, pour le potentiel que je n’ai pas plus exploiter en moi-même, ça, c’est autre chose. Je suis juste trop con pour pouvoir me démêler, me démerder avec mes talents, mes passions… Je soupire. Oh. C’est douloureux, au moins, ça saigne pas tant, le bandage tient le coup. C’est juste un peu rouge, sûrement une partie bénigne de la plaie qui s’est réouverte, parce que si ça avait été la plaie complète, on l’aurait su bien plus rapidement!

-Trop fier pour se faire aider par une fille ? Olala, les hommes, tu serais occupé de crever tu dirais la même chose.

Je me sens visé, vraiment personnellement, je me frustre. Non, juste que je ne peux pas vraiment t’expliquer pourquoi j’ai eu une balle environ au niveau de l’omoplate et que mon histoire, même juste cette partie te traumatiserait, petite fille. Je soupire. Je tente de me contrôler, mais avec la douleur, ce n’est vraiment pas facile.

-À ce que je sache, ma mère, c’est une fille et elle m’a aidé toute mon enfance, hein?, je lui réponds du tact au tact.

J’inspire et j’expire. Je suis à peu près l’un des mecs les moins machos sur ce foutu campus. Orgueilleux, énormément, mais ça n’a rien de sexiste. Mystérieux, amplement, mais ça n’a rien de sexiste. Dangereux, par moment, mais ça n’a rien de sexiste.

-Ce n’est pas ça, je voulais seulement ne pas te déranger. Et j’ai déjà rasé la mort de plus près que ça.

Je pousse un léger cri. Outch. Je me cramponne un peu plus à elle. Je m’en sens désolé.

-Non au deuxième, ça va aller t'en fais pas.

Voilà une bonne nouvelle. Je joue les gentlemen, comme à mon habitude. Elle me sourit et me remercie, mais ça me fait plaisir ma belle. Ce n’est pas parce que je n’apprécie pas un commentaire que je deviens un salaud. Je dis ce que je pense, comme toi, et c’est bien ainsi. Et c’est à ce moment que je me rends compte de ma gourde. Je ne peux pas entrer chez elle ainsi, c’est un non-sens, c’est presque une violation de domicile. Je me prépare à faire demi-tour, le sac sur l’épaule encore en fonction, manteau à la main qui sait encore tenir quelque chose.

-Tu vas nulle part toi, faut te soigner, un vrai gosse.

Je vais lui apprendre, quoi, un gosse! Quelqu’un qui a des manières et qui tente de respecter ton intimité, oui. Je soupire. Elle me saisit le bras, le bon, merci d’avoir fait attention encore une fois, Anna.

-C’est bon, je viens, désolé si je ne voulais pas m’inviter chez toi avec l’épaule ensanglantée Madame Anna-la-moitié-inconnue-qui-avait-oublié-ses-clefs.

Je monte les escaliers en me tenant après la rambarde. Ça devrait aller, allez! C’est que deux étages. Je souffle doucement après un, histoire d’être sûr de pouvoir assurer l’autre. Et dire que j’avais une de ces formes avant. Je fais pitié à voir. Et le voilà enfin ce deuxième étage. Je n’ai jamais eu autant de difficulté à monter… non, gravir! Deux étages…
Je me retourne vers Anna.

-J’espère que tu n’as pas oublié ces clefs-là… 
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mar 29 Mar - 16:30

À ce que je sache, ma mère, c’est une fille et elle m’a aidé toute mon enfance, hein? Je passe au dessus de cette remarque, j'ai pas envie d'entrer dans un débat stupide et inutile. Pour l'instant je me contente d'essayer de le faire tenir debout, ce serait assez con qu'il glisse sur une plaque de verglas et qu'il se casse un pied. Je m'y connais en médecine parce que ma mère était infirmière mais je n'ai pas trop envie de lui soigner autre chose. Ce n’est pas ça, je voulais seulement ne pas te déranger. Et j’ai déjà rasé la mort de plus près que ça. Ok, j'ai affaire à un mafieux ou quoi ? Je hausse les sourcils. Je vois... J'la connais bien moi la mort, j'hausse les épaules. La mort c'est presque une pote à force, j'ai essayé de me suicider trois fois. Ne m'en voulez pas, j'étais si faible. Je déteste l'ancienne Anna, chochotte, conne, faible, rah, j'ai envie de me frapper. J'ai à chaque fois survécu, je pense qu'au fond de moi je n'arrivais pas à en finir totalement, une partie de moi voulait rester en vie et l'autre rejoindre ma mère. Non mais merde, quelle imbécile je faisais.

C’est bon, je viens, désolé si je ne voulais pas m’inviter chez toi avec l’épaule ensanglantée Madame Anna-la-moitié-inconnue-qui-avait-oublié-ses-clefs. J'affiche un grand sourire et on continue à marcher (lentement) jusqu'à la résidence. Tout le monde est la bienvenue chez moi, c'est la maison du bonheur ! Je dis, ironiquement. On entre enfin dans l’immeuble, il galère un peu à monter les escalier mais il y parvient. On est enfin devant l'appart (un bien grand mot pour deux pièces)J’espère que tu n’as pas oublié ces clefs-là… Je me contente d'agiter mes clefs, j'ouvre la porte et j'entre en première, histoire de voir l'état des lieux. Merde, la cata. Heu, tu peux attendre dehors 20 secondes ? Je n'attends pas sa réponse et je mets la porte contre, sorry j'avais pas prévu que quelqu'un vienne aujourd'hui. Je ramasse rapidement mes soutifs, culotte, pyjamas que je fous sous le lit. Bon voilà, ça devrait faire l'affaire. J'ouvre la porte avec un grand sourire. Vlà, ça devrait le faire, bienvenue dans mon entre, cher blessé. J'espère qu'il ne va pas avoir peur des milliers de photos, posters et lettres accrochées sur le mur.
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William Harrisson
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mar 5 Avr - 14:05

Je la vois hausser les sourcils. Elle a l’air tellement perplexe. Quoi, c’est si difficile à croire que voir sa mère morte sur un plancher couvert de sang c’est plus douloureux que de recevoir une balle? Bon… je ne prends pas en compte qu’elle ne sait pas justement que ma mère est morte et donc encore moins comment elle est morte. C’est peut-être un détail à ne pas négliger. Je suis pris dans mes pensées. Ça m’aide à avancer, ne pas penser à la douleur, juste penser tout court. Les idées vont si rapidement dans ma tête des fois que ça en devient plus douloureux. C’est pourquoi faire du sport m’aide tellement… ça rend le chemin plus difficile pour l’oxygène pour se rendre jusqu’au cerveau, ma tête peut donc souffler un peu, si je peux me permettre le jeu de mots. J’adore les jeux de mots. Un autre truc aussi que j’utilise parfois, c’est qu’à chaque phrase que je pense, je dois changer de langue, donc, allemand, français, anglais, puis allemand, français et… comme suit. Peut-être qu’un jour je parviendrai à faire ça mot à mot. Quand on s’y met comme il faut, ce n’est pas facile!

La maison du bonheur et ce sourire me firent grogner. Sympa, je ne sais pas si elle avait compris, mais à ce jeu-là, elle ne gagnerait certainement pas avec moi, pour ça, faudrait que je reçoive plus qu’une balle, peut-être deux ou trois… enfin.

Elle agite les clefs devant moi comme elle a fait plus tôt avec sa carte étudiante. Elle est mignonne lorsqu’elle fait ça. Ça lui donne un air. Je souris doucement. J’espère que mon t-shirt est récupérable… ou peut-être pas, hors de question que je lève le bras pour l’enlever. Eh merde, je l’aimais bien! Heureusement, ce n’est pas celui que ma mère m’a offert le dernier Noël qu’on a passé ensemble.

Elle ouvre enfin la porte, puis, elle glisse quelques mots avant de me la refermer au nez. Mais quel accueil!

-La maison du bonheur a des problèmes techniques? J’ai assez de l’épaule d’estropier. Ce serait bien de préserver mon nez, s’il-te-plaît. C’pas comme si j’étais Cyrano de Bergerac non plus, hein.

J’ai le droit à un gros sourire une fois la porte réouverte. Eh oh… Schieße. Y’a pas qu’un sourire dans cette pièce, mes amis! Les affiches et les posters, mais c’est fou. Wah, elle a quand même le sens de la déco. C’est pas mal son truc. Malheureusement, ce n’est pas trop le temps de faire le tour du propriétaire. Je vois la salle de bain et j’y rentre, je dépose mon sac et mon meanteau sur le comptoir. En temps normal, le sac aurait été sur le sol, mais là, c’est un peu urgent : désolé. Je peux peut-être sauver le devant de mon t-shirt. Je sors une paire de ciseaux et les donne à Anna.

-Tu peux découper l’arrière de mon t-shirt de la façon la plus appliquée qui soit, s’il-te-plaît? Je veux pouvoir le recoudre.

J’appuie de mon bras encore utilisable sur le haut de mon t-shirt histoire que… que je garde un peu de pudeur! Le t-shirt est assez docile, je sens qu’il se coupe bien, je l’entends aussi avec les légers coups de ciseaux. Ça va aller, rien de pire ne peut vraiment arriver, si?

En fait. Si. Elle pourrait apercevoir le tatouage que j’ai sur l’omoplate droit. Lui mentir en dénigrant ce que signifie ce tatouage, jamais, mais je n’ai pas le droit de lui dire que je suis trilingue. Je soupire, je verrai à ça plus tard, j’attends de sentir le froid du métal dans le haut de ma nuque, puis je ferme la porte et la verrouille.

-Tu peux attendre 20 minutes?

Non, non, ce n’est pas une petite vengeance. Je laisse tomber mon t-shirt. Je me lave les mains : très important. Je prends de l’eau dans ma main et avale mes antis-douleurs. Je vais tenir le coup. J’enlève mon pansement doucement. Je stérilise mes mains : merci de tout traîner pour cette foutue blessure. Ça a pas l’air si mal. Aucun point n’a lâché, j’ai juste dû faire un geste sec. Ça saigne encore un peu, mais rien de dramatique. Je nettoie le tout avec des lingettes jetables faite pour ça. Je désinfecte en grognant. Ça fait mal. Je mets une pommade qu’ils m’ont donnée pour que ça cicatrise sans infection le plus possible. Je vais quand même devoir refaire un tour chez le médecin pour vérifier tout ça. Je refais le bandage, tout est sous contrôle.

Puis, je regarde mon t-shirt… eh merde… J’ai plus qu’un t-shirt découpé à me mettre sur le dos, moi. Ça… ou un manteau. Je soupire. Je me retourne et voit l’autre partie de ma blessure. Celle de derrière, parce qu’une balle qui vous transperce, ça laisse deux trous, pas un. Dans mon cas, j’ai été chanceux et faut dire que même s’il est chiant, mon stalkeur sait très bien viser.

-Euh… Anna… j’ai un souci technique. Tu n’aurais pas une chemise beaucoup, beaucoup trop grande?
 
J’ouvre la porte. Gêné, mais ce n’est pas comme si j’avais le choix.

-Et puis… tu pourrais m’aider avec la partie arrière du bandage? En temps normal, ça va, mais là… je peux pas jouer les contorsionnistes. 
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Anna Forester
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Dim 24 Avr - 20:26

La maison du bonheur a des problèmes techniques? J’ai assez de l’épaule d’estropier. Ce serait bien de préserver mon nez, s’il-te-plaît. C’pas comme si j’étais Cyrano de Bergerac non plus, hein. Olala, désolé mais bon, faut arrêter de râler dans la vie voyons ! Bon ok, il est blessé mais deux secondes de plus ou de moins ça change rien nan ? A peine entrer le gars sort une paire de ciseaux, comme ça. Mais il a toute sa boite à outils avec lui où quoi? Je ne peux pas m'empêcher d'arquer un sourcil avant de lui prendre la paire de ciseaux des mains. Tu peux découper l’arrière de mon t-shirt de la façon la plus appliquée qui soit, s’il-te-plaît? Je veux pouvoir le recoudre. Je commence à couper son t-shirt, quelle drôle d'idée de le recoudre par contre. Il est un peu étrange quand même, mais bon j'accepte tout le monde dans la maison du bonheur. C'est pas très droit mais ça devrait faire l'affaire. Je me mets sur la pointe des pieds afin de finir de couper son t-shirt si précieux. J'aperçois un tatouage sur son omoplate, j'ai à peine le temps de le lire qu'il s'enferme dans la salle de bain, oké.

J'attends tranquillement, je me prépare un thé, je mets un peu de musique (faut bien le relaxer, il m'a l'air bien tendu quand même). 20 minutes plus tard le revoilà, cette fois ci torse nu. Hu... C'est pas désagréable à regarder pour tout vous dire. Je bloque quelques secondes sur son torse avant de reprendre mes esprits, voyons Anna, et Eliott ? Je souris l'air de rien. Euh… Anna… j’ai un souci technique. Tu n’aurais pas une chemise beaucoup, beaucoup trop grande? Je pouffe, par contre pour la chemise beaucoup trop grande ça va être problématique. Je fouille dans mon armoire, aah, le t-shirt de mon frère, je l'avais emmené avec moi parce que mine de rien, il me manque. Je pousse un petit "aah" de satisfaction et je tends le t-shirt à William. Par contre celui là on ne le découpe pas, j'y tiens. J'ai pas envie de me retrouver avec un demi t-shirt quand même. Et puis… tu pourrais m’aider avec la partie arrière du bandage? En temps normal, ça va, mais là… je peux pas jouer les contorsionnistes. J'hoche la tête, je vais pouvoir enfin montrer mes talents d'infirmière. J'attrape la partie arrière du bandage et je l'attache avec une petite épingle spéciale, je ne reviens plus sur le nom. Je souris, fière de moi, (même si c'est pas grand chose) Te voilà tout neuf ! Il te va bien ce bandage !
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mar 3 Mai - 2:28

Je la vois encore une fois perplexe alors que je sors ma paire de ciseaux. Il ne faut pas croire que les médecins ne m’ont pas bien équipé après mon accident! Je suis disposé à faire tous mes premiers soins par moi-même tu sauras –ou presque-. Ce n’est pas de ma faute si j’ai perdu très certainement la majorité de la flexibilité que j’avais au bras gauche. Après la réception d’une balle, ça ne devrait pas être une surprise, n’est-ce pas? Elle me les prend des mains. Ah bah, vas-y, te gêne pas ma grande, tant qu’à y être après m’avoir fait attendre comme ça en me massacrant pratiquement le nez, la voilà qu’elle veut m’arracher la main. Cette pensée m’arrache un sourire. J’aime me plaindre auprès de la gente féminine pour les faire parler et rouspéter à leur tour. Toutefois, je me garde une petite gêne et ne fait aucun commentaire : après tout, elle a toujours une paire de ciseaux dans les mains!

-C’est pas très droit mais ça devrait faire l’affaire.

Au diable la droiture de vos traits mademoiselle! Une chance que tout ça, c’est dans ma tête, parce que sinon, je pense que je ne serais dès lors plus invité dans «La maison du bonheur». Et la porte est déjà refermée. Finis la rigolade. Ça va faire mal. En fait, je pense que c’est la douleur qui me fait réagir ainsi. Quoi que je n’ai pas besoin d’avoir mal pour être fou, mais ça ne doit certainement pas aider.

C’est après une dizaine de minutes que je me mets à entendre de la musique. Je me force alors à ne surtout pas gémir de douleur ou crier pour m’assurer de ne pas couvrir la douce mélodie. Puis, je ne résous à lui faire face malgré le fait que je sois… très peu vêtu au niveau du torse. Alors que j’ouvre la porte vraiment à mal : dans tous les sens, ce truc fait un mal de chien et je suis certainement rouge pivoine, elle fige quelques secondes. Tu ne m’aides pas Anna. Pas du tout. Qu’est-ce qui est plus rouge qu’une pivoine? Le sang qui s’écoulait de ma blessure… enfin, commentaire suivant Ulrich, celui-là n’est pas très classe. Je lui demande si elle n’a pas quelque chose à me passer, hein, sait-on jamais. Sinon, de toute, je suis un peu dans la… Schieße. Et elle pouffe. Ça détend nettement l’atmosphère, je retrouve une couleur plus normale. Je l’entends doucement soupirer alors qu’elle fouille dans sa penderie. Puis, elle me tend un t-shirt. Erf. Ça va être difficile de faire avec un T-shirt.

-Par contre, celui-là, on ne le découpe pas, j’y tiens.

Puis, avec sa gentillesse qui semble innée dans son cas, elle m’aide avec mon bandage. Je grimace légèrement, mais ça va. Je ne devrais pas mourir.

-Euh, je préfère te le laisser alors. Me faudrait une veste ou… ma veste! Tu pourrais me la rendre histoire que je me mette quelque chose sur le dos?

Est-ce que je fais la blague? Est-ce que je fais la blague… je la fais?

-À moins que tu veuilles la garder plus longtemps… tu avais l’air d’apprécier la vue.

Et ça a foiré. Je suis encore rouge pivoine.

-Euh… sinon, tu fais quoi de beau ce soir?

Eh merde. Ça sonne comme si je l’invitais à un rencard. La dernière fois que j’ai invité quelqu’un à un rencard, ça a donné ce que j’ai à l’épaule droite.

-On pourrait se faire une soirée pizza et Monopoly… entre bonnes connaissances.

Mieux? Je ne sais pas. Erf. Je soupire. On va s’en sortir Ulrich.

-Je commande la pizza? 
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Mer 18 Mai - 15:41

Euh, je préfère te le laisser alors. Me faudrait une veste ou… ma veste! Tu pourrais me la rendre histoire que je me mette quelque chose sur le dos? Sa veste ? Sérieusement ? C'est une blague ou bien ...? Je vais prendre ça pour une blague, je ris avant de rouler des yeux, je fais souvent ça, c'est presque un toc. Tu peux le garder, c'est bon, tu vas pas rester dans ta doudoune, j'veux bien qu'il fait froid mais quand même. Doudoune. J'aime bien ce mot, il m'fait rire, tout comme William, un drôle de spécimen.

À moins que tu veuilles la garder plus longtemps… tu avais l’air d’apprécier la vue Ah merde, je pensais avoir été discrète, je me mords la lèvre (signe que je suis gênée) Euh... J'ai un copain. Pourquoi j'ai dis ça ? Merde la honte, "j'ai un copain", c'est quoi cette réponse de merde ? J'ai un copain, ça oui mais c'est... brutal de le placer, là, comme ça. Je vais juste jeter un froid mais bon, les gaffes à la Anna quoi. J'ai l'habitude. Il change de sujet, aussi gêné que moi. Euh… sinon, tu fais quoi de beau ce soir? C'est un rencard ? Nan c'est pas un rencard quand même ? Dîtes moi que c'est pas un rencard. Je souris, gênée mais il s'empresse d'ajouter : On pourrait se faire une soirée pizza et Monopoly… entre bonnes connaissances. Je ris, soulagée "entre bonnes connaissances", il avait l'art de faire des gaffes lui aussi, je me détends un peu et suite à sa proposition de pizza je m'empresse de prendre mon téléphone, il est quand même 19h30, je commence à avoir faim. Tu prends quoi comme pizza ? Je demande en souriant et en composant le numéro de la pizzeria la plus proche, que je connais par cœur, à force.
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MessageSujet: Re: J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)   Ven 20 Mai - 23:28

Elle pouffe? Quoi, elle ne me prend pas au sérieux? Je suis presque vexé quoi. Mais avec nos maladresses, je n'ai pas le temps de m'en soucier. 

Tu peux le garder, c'est bon, tu vas pas rester dans ta doudoune, j'veux bien qu'il fait froid mais quand même.

Ma doudoune? Mais ce n'est pas une doudoune! Et puis, qu'est-ce qu'elle a ma veste? Elle n'est jamais contente ou quoi? Je lui avais passé afin qu'elle ne meurt pas de froid! Et puis, je viens de la laver, elle sent super bonne. Bon, là, c'est décidé, je suis vexé. 

Et je lance ma pique. C'est vrai en fait, elle appréciait la vue... enfin, je crois. Normalement, une fille ne reste pas planté là pour rien, après tout. Elle se mord la lèvre. Elle se sent coupable? 

-Euh... J'ai un copain.

Euh... malaise. Oui, je crois qu'elle se sent coupable. On change de sujet. Ceci ne vient pas de se passer. Eh non. Shut. Tu fais quoi ce soir? Très agile Ulrich. Encore moins que tu dois être mauvais au basket en ce moment. 

Le Monopoly, ça change pas le monde... mais... (référence aux annonces de Loto Québec, yeah!).

-Tu prends quoi comme pizza ?

Je m'empresse de répondre.

-Fromage! Ça te va? Je paye! 

J'étais comme un enfant face à de la pizza au fromage. J'aime trop ça, ça me rend fou quoi. J'allais téléphoner, mais elle le fait elle-même et connait même le numéro.

-Tu es une habituée à ce que je vois! Tu étudies dans quel domaine, d'ailleurs? 

Pause. Je me résigne à enfiler difficilement le t-shirt.

-Merci, je trouverai un moyen de te le rendre en bon état, promis. 
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J'aurai bien voulu être un ninja pour escalader cette foutue porte. (William&Anna)

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