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 Even the lonely girls are looking for their paradise ~ [Léto & Thalia]

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Léto Sullivan
"Puissance et Sagesse"

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Messages : 14
Date d'inscription : 02/04/2016
Année/études : Deuxième année de politique

MessageSujet: Even the lonely girls are looking for their paradise ~ [Léto & Thalia]   Jeu 21 Avr - 6:32

Even the lonely girls are looking for their paradise × ft. Léto & Thalia
Bla.bla.bla.

Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder mon cell du coin de l’œil tandis que l’autre cruche s’égosillait à me raconter sa vie. Pourquoi ça m’arrivait toujours à moi ce genre de choses ? Et moi, comme une idiote, je n’osais pas l’interrompre, gardant le sourire malgré mon exaspération. Je voulais seulement un café… avec un soupçon de noisette et une tonne de sucre. J'observais la bouche de la vendeuse se tordre dans tous les sens sans réussir à me concentrer sur ses mots qui volaient en l’air. Était-ce une histoire de chat ? Son mari qui la trompait ? Son mari qui la trompait avec le chat ? Respire Léto, respire. Cette pie sur le red bull ne peut pas savoir qu’il ne faut jamais se dresser entre une étudiante et son café miraculeux, encore moins quand la dite étudiante s’est mise au lit à trois heures du matin afin de conclure la partie du travail d’équipe qui n’était même pas la sienne. Trop tard. J’avais déjà la migraine.

« Vous comprenez ? C’est là que j’ai décidé d’appeler ma sœur et… »

Oh putain. J’étais déjà en retard à mon rendez-vous avec Tal. Je me retenais de me fracasser le front contre la vitre du comptoir. J’avais vraiment l’impression que l’autre employé était parti directement au Brésil pour aller chercher mon breuvage à la source. Derrière le dos de la vendeuse, je fusillais la porte, l’implorant de s’ouvrir. Je dus retenir un soupir de satisfaction en voyant le gobelet fumant qu’on me tendait. Je manquai de me brûler en prenant une gorgée rapide, dégustant à peine son goût corsé. Je cherchai maladroitement quelques pièces de monnaie dans les poches de ma veste avant de les déposer sur le comptoir comme pourboire.

« Bonne journée ! »

Je partis sans atteindre de réponse, le vent claquant mes cheveux sur mon visage dès que je mis un pied dehors. Je courrais vers l’université, manquant de percuter quelques piétons au passage, tout en jurant entre mes dents en voyant l’heure passablement avancée. Sur ma route, je croisai d’autres étudiants d’Enamor. Je les saluai de la tête, tentant de paraître chaleureuse, presque bienveillante. Je connaissais chacun d’entre eux : leurs noms, leurs groupes et leurs maisons. Pourtant, de moi, ilsl ne demandaient que mon aide et mes conseils. Je donnais sans recevoir. Une relation prolifique ne fonctionnait que dans un sens. Est-ce que j’étais en train de me traiter de pute ? Ah non, c’est vrai. Elles, elles sont payées. Je bus une autre gorgée de café. Voilà que je devenais vulgaire. Au fond, je n’en avais rien à faire. J’étais une Moonstone. Alors, j’allais pincer les lèvres et revêtir mon joli faciès teinté d’hypocrisie afin de faire plaisir à tout le monde parce que la vérité, ce n’était rien d’autre qu’un poison à petites doses.

J’avais hâte de revoir Tal. Simplement pour cesser de jouer. Respirer à nouveau. Me laisser quelques secondes pour souffler. Ça faisait plus d’un an que je m’usais les fesses à tenter de comprendre à quel point Machiavel était autant un connard que quelqu’un d’une profonde justesse dans son analyse du pouvoir. L’humain, ça faisait peur. Tout de même, ça avait été toute une surprise de savoir que mon amie entrait à la même université que moi, un an en décalage. J’aurais dû m’en douter puisque Tal venait de Montréal. Il faut dire qu’on se voyait seulement près de la maison de mon enfance, à Toronto et cela, seulement l’été. Puis, nos événements personnels avaient fait en sorte que les rencontres s’étaient espacées sans toutefois complètement disparaître. On prenait des nouvelles l’un de l’autre de temps en temps, mais nous avions chacune nos problèmes, nos difficultés et nos angoisses, alors c’était plutôt rare de se fixer des rendez-vous. Le début d’année avait été mouvementé et très actif pour moi, j’avais à peine eu le temps de penser autres choses que mes cours et mes pointes fourchues me rappelaient cette lacune - Sos coiffure en détresse, please.

J’arrivai enfin au parc, essoufflée et le visage rouge d’avoir couru comme une folle dingue durant les soldes sur la rue Sainte-Catherine. Je repérai Thalia et je me dépêchai de la rejoindre, bafouant et me confondant en excuses entre deux gorgées de café :

« Sorry…Excuse-moi…je sais…en retard…. »

Je me laissai tomber sur le banc le plus proche, essuyant les gouttes sur le carton de mon café, gouttes glissant dangereusement vers mon t-shirt neuf.

« Oh my god ! Quelle poisse ! Je croyais que je ne réussirais jamais à arriver. Déjà, il y a mon cadran qui n'a pas sonné. Puis, ce fut au tour de mon café de se faire désirer. On ne serait pas vendredi 13 aujourd’hui ? Bref, j’arrête le monologue : Ça va ? »

Je souris, un sourire franc pour une fois.

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Dernière édition par Léto Sullivan le Jeu 21 Avr - 22:50, édité 1 fois
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Thalia McAdams
"Mystères et Non-dits"

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Messages : 232
Date d'inscription : 16/02/2016
Age : 21
Année/études : Droit, première année

MessageSujet: Re: Even the lonely girls are looking for their paradise ~ [Léto & Thalia]   Jeu 21 Avr - 22:08



Quand je suis un peu parano...


Léto Δ Thalia



“Don't you wish you could go back to when you hadn't lost anything?”


Hier, j’avais été bien surprise de recevoir un message sur Facebook de nul autre que Léto Sullivan. Cela faisait quelque temps que je n’avais pas eu de nouvelles d’elle. Depuis la séparation de mes parents, il y a plusieurs années déjà, nous avions cessé d’aller en voyage à Toronto et donc je ne la voyais plus. Parce que oui, tous les étés depuis mes quatre ans nous allions en voyage là. Dans un appartement pas trop loin d’où habitait Léto. Ayant presque le même âge elle et moi étions devenues de bonnes amies. Un de nos jeux préférés était de faire piquer des crises à ma petite sœur Kat. Nous avions été dans le trouble quelquefois à cause de cela. Bref, tout ça pour dire que nous étions de bonnes amies. Mais Léto était devenue plus sage après le départ de sa mère et ça avant la séparation de mes parents, je la voyais moins souvent, mais lorsque nous passions du temps ensemble il était extra.

Tout ça pour revenir au fait qu’hier j’avais reçu un message d’elle qui me disait qu’elle avait appris mon arrivée à l’UE il y a quelque temps et qu’elle y était aussi. J’avais été vraiment enjouée d’apprendre cela. Quoi de mieux que se retrouver dans la même école que sa meilleure amie d’enfance? Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit précédente tellement j’en étais heureuse.
Je me réveillai donc ce matin-là en pleine forme malgré le peu de sommeil. Je pris le temps de prendre une douche et je m’habillai d’un jeans et d’un t-shirt. Enfin le beau temps était arrivé ici à Montréal et on pouvait enfin sortir avec un petit manteau de printemps au lieu du gros truc qu’on se servait en hiver! Je pris mon manteau et me dirigea vers le self pour prendre quelque chose à manger. Il était environ 11h, j’avais fait la grâce matinée il faut croire. Je pris un croissant jambon fromage, tout aussi bon au petit déjeuner qu’au déjeuner. Je pris place près de la fenêtre, sortit mon livre de mon sac et tout en mangeant je commençai à lire. Lorsque je lisais, je ne voyais pas le temps passer, je rentrais dans mon petit monde et je n’en ressortais pas avant longtemps. Un gros bruit me fit sortir de ma période de « trans » et je sursautai. Ce n’était qu’un imbécile qui avait fait tomber une chaise… J’allais me replonger dans ma lecture lorsque je me rendis compte qu’il était déjà 2h45 et que nous nous étions donné rendez-vous à quinze heures. Je rangeai mon livre, mis mes déchets dans la poubelle et je partis en direction du parc. Là, j’étais seule. Je m’assis sur un banc et je regardai autour de moi. C’était agréable comme petit endroit. J’entendais les oiseaux chanter, le soleil chauffait ma peau. Je fermai les yeux pour apprécier ce moment.

Je commençais à angoisser un peu de revoir Léto. Oui, nous nous parlions de temps en temps via les réseaux sociaux, mais nous ne nous parlions pas de vive voix. Après, elle savait un peu trop de choses sur moi. C’était la seule, je crois, à l’université qui savait mes secrets. Elle savait que j’étais passée au travers d’une dépression, que j’avais eu des passes suicidaires…  Je n’aimais pas quand les gens savaient et que je devais les côtoyer. En fait Léto n’était au courant de tout cela que parce qu’elle habitait loin d’ici et qu’elle ne risquait pas de rencontrer quelqu’un que je connaissais. Mais maintenant que nous étions toutes les deux ici… Bref je préférais ne pas y penser. Mais après je savais quelques trucs sur elle aussi. Des choses que j’étais probablement la seule à savoir.

Je rouvris les yeux et regardai l’heure sur mon téléphone. Il était quinze et quart. Bon, elle m’avait oubliée. De toute façon j’étais habituée que les gens m’oublient, ce n’était pas comme si j’étais vraiment importante…  Encore cinq minutes et j’allais partir. Je n’allais tout de même pas attendre ici seule comme une cruche. Et puis, je la vis. Elle courrait en ma direction, son café à la main. Cela me fit sourire, elle et son café c’était une vraie histoire d’amour.

-Sorry…Excuse-moi…je sais…en retard…

Je souris. Je lui pardonnais d’être en retard, je veux dire je l’étais souvent aussi alors il n’y avait pas à s’en faire avec ça. Mais j’étais surtout contente qu’elle se soit pointée en fait. Elle se laissa tomber sur le banc à côté de moi et continua :

-Oh my god ! Quelle poisse ! Je croyais que je ne réussirais jamais à arriver. Déjà, il y a mon cadran qui n'a pas sonné. Puis, ce fut au tour de mon café de se faire désirer. On ne serait pas vendredi 13 aujourd’hui ? Bref, j’arrête le monologue : Ça va ?

Je me mis à rire. Alors là sa journée n’avait vraiment pas bien commencé. J’espérais pouvoir la rendre un peu plus agréable. Là je venais de penser au fait de : que se passerait-il si nous ne nous entendions plus comme avant? Parce que je veux dire, j’avais déjà eu une amie au primaire, Gabriella. Nous avions été meilleures amies pendant près de six ans et après au secondaire quelques années plus tard lorsque nous nous étions revues, elle me tombait sur les nerfs royalement! Je ne voulais pas tomber sur les nerfs de Léto comme Gabby m’avait tombée sur les nerfs… Bon calmos Tal! Tu deviens parano là! Pensais-je.

-Ouais ça va super! Toi? Je suis vraiment contente de te voir!

J’avais dit cela avec mon plus beau sourire. Mon regard s’attarda sur son café et je ris encore.

-À ce que je vois, c’est toujours le grand amour entre toi et le café?

par humdrum sur ninetofive


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